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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 16:14

Les plus observateurs, ou les plus fidèles, auront remarqué que je n’ai pas posté d’article depuis quelque temps. En fait, je me suis à nouveau plongé dans mes bouquins et dans l’écriture. J’ai quelques projets que je dois mener à bien et j’ai besoin de m’immerger complètement pour pouvoir avancer comme je le veux (et surtout comme le veulent mes éditeurs !).

En attendant, il y a toujours la possibilité de me lire autrement.

Je n’en n’avais pas parlé, mais voici les deux derniers livres récemment sortis. Comme je travaille maintenant sur autre chose, ce sont probablement les derniers de la série des « Histoires insolites de… » et « Dans l’intimité des… ».

 

Dans l’intimité des Rois et Reines de France

Saviez-vous qu’Henri III exigeait de ses mignons des choses que seul un roi pouvait se permettre ? Que Louis XV était passionné de chasse au point de délaisser les affaires d’Etat et que Louis XIV préférait aller voir ses fontainiers que ses ministres ? Peut-on imaginer Louis XVI rénovant ses pendules pendant que le peuple gronde sous ses fenêtres ? Quant à Henri IV, être dans son intimité signifiait être empuanti par sa crasse car il refusait de se laver... Et que dire de Catherine de Médicis, qui se passionnait pour les envoûteurs, prophètes et autres sorciers ? La vie des rois et reines est riche d’anecdotes, de faits singuliers, de secrets et de faiblesses que l’Histoire officielle s’est efforcée d’oublier. Loin des alignements de dates et de batailles, ce livre nous fait entrer dans l’intimité, parfois touchante, de ces rois et reines qui ont fait la France.
Des salons aux chambres à coucher : les vies intimes des rois et reines qui ont fait la France.

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Histoires insolites des Grandes Batailles

Savez-vous que nos ancêtres les Gaulois se battaient… nus ? Qu’en 1914, plus de 8000 soldats anglais ont été défaits par des abeilles ? Qu’un pull-over fendu par un coup de sabre a donné naissance au cardigan ? Que la guerre de Cent Ans a duré 116 ans ? Que Napoléon a perdu Waterloo à cause de ses hémorroïdes ? Que les compteurs des taxis de la Marne tournaient quand ils conduisaient les soldats au front ? Que les boulangers viennois ont créé le croissant pour célébrer leur victoire contre les Turcs ? Et savez-vous quelle est la plus longue bataille de l’Histoire, la plus sanglante ou la plus ancienne ? Autant d'informations surprenantes, loin des livres académiques. Ces Histoires insolites apportent un éclairage passionnant, souvent plus humain et concret, sur les grandes batailles qui ont changé le cours de l’Histoire.

Histoires-insolites-des-grandes-batailles-copie-3.jpg
  • Une très bonne occasion de compléter sa collection !

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Published by Marc Lefrançois
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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 00:05

Alors que je lis les Chroniques de Maupassant, je tombe sur cet article, « Un après-midi chez Gustave Flaubert ». Emouvant portrait laissé un an après la mort de son père spirituel (et probablement aussi père naturel). Un portrait tout balzacien (la robe de chambre étant à l’écrivain ce que le Walther PPK est à l’espion, un accessoire indispensable) qui est archétypal de la figure du grand homme de lettres :

Chroniques.jpg

« Dans un fauteuil de chêne à haut dossier, il est assis, enfoncé, la tête rentrée entre ses fortes épaules ; et une petite calotte en soie noire, pareille à celles des ecclésiastiques, couvrant le sommet de son crâne, laisse échapper de longues mèches de cheveux gris, bouclés par le bout et répandus sur le dos. Une vaste robe de chambre en drap brun semble l’envelopper tout entier, et sa figure, que coupe une forte moustache blanche aux bouts tombants, est penchée sur le papier. Il le fixe, le parcourt sans cesse de sa pupille aiguë, toute petite, qui pique d’un point noir toujours mobiles deux grands yeux bleus ombragés de cils longs et sombres.

Il travaille avec une obstination féroce, écrit, rature, recommence, surcharge les lignes, emplit les marges, trace des mots en travers, et sous la fatigue de son cerveau il geint comme un scieur de long.

Quelquefois, jetant dans un grand plat de cuivre oriental, rempli de plumes d’oie soigneusement taillées, la plume qu’il tient à la main, il prend sa feuille de papier, l’élève à la hauteur du regard, et, s’appuyant sur un coude, déclame d’une voix mordante et haute. Il écoute le rythme de sa prose, s’arrête comme pour saisir une sonorité fuyante, combine les tons, éloignes les assonances, dispose les virgules avec science, comme les haltes d’un long chemin : car les arrêts de sa pensée, correspondant aux membres de sa phrase, doivent être en même temps les repos nécessaires à la respiration. Mille préoccupations l’obsèdent. Il condense quatre pages en dix lignes ; et la joue enflée, le front rouge, tendant ses muscles comme un athlète qui lutte, il se bat désespérément contre l’idée, la saisit, l’étreint, la subjugue, et peu à peu, avec des efforts surhumains, il l’encage, comme une bête captive, dans une forme solide et précise. Jamais labeur plus formidable n’a été accompli par les hercules légendaires, et jamais œuvres plus impérissables n’ont été laissées par ces héroïques travailleurs, car elles s’appellent, ses œuvres à lui, Madame Bovary, Salammbô, L’Education sentimentale, La Tentation de saint Antoine, Trois Contes et Bouvard et Pécuchet, qu’on connaîtra dans quelques mois. »

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 00:05

Je rêve que je suis avec ma petite sœur dans le jardin de notre enfance. On se chamaille pour savoir qui doit faire la vaisselle lorsque, soudain, notre dispute est interrompue par une incroyable lueur venue du ciel. Juste au-dessus de nous, une forme quadrangulaire dégageant une formidable luminosité se détache parmi les nuages. Elle reste quelque temps immobile avant de bouger et de filer à grande vitesse vers l’Est.

 UFO-1.jpg

Aussitôt, l’évidence s’impose : il s’agit d’un OVNI.

Profondément étonnés, nous sommes aussi particulièrement embarrassés. Devons-nous révéler notre vision et prendre le risque de passer pour des fous ?

J’en suis là dans mes réflexions oniriques quand je suis réveillé très tôt (vers 11 heures) par la sonnerie de mon portable. J’apprends que ma petite sœur est sur le point d’accoucher. Quelques heures plus tard, je me découvre avec grand bonheur tonton de deux jumeaux, les petits Léandre et Auguste.

Toutes mes félicitations aux heureux parents, Marie et Ghislain !

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  • L’invasion a commencé, mais, évidemment, tout le monde s’en réjouit !

 


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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 00:05

C’est toujours une petite victoire, mais une grande satisfaction, quand j’arrive à retrouver les références d’une œuvre évoquée par un ami qui partage les mêmes admirations littéraires.

En l’occurrence, il s’agissait d’une nouvelle que nous avions lue tous les deux, et dans laquelle un écrivain est arrêté par les nazis et condamné à être fusillé. Miné par le sentiment de ne pas avoir terminé son œuvre, il prie et demande à Dieu de lui accorder le temps de finir son travail. C’est seulement alors qu’il se trouve devant le peloton d’exécution, et au moment où les soldats s’apprêtent à tirer, que son souhait se réalise. Le temps est figé pour une année, et l’écrivain doit mentalement mettre ce répit à profit pour parachever son œuvre…

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Il s’agit de la nouvelle "Le miracle secret" tirée de Fictions, de Jorge Luis Borges, que j’ai découvert tardivement, à l’université. J’ai une nette préférence pour les nouvelles de Dino Buzzati, ou celles de Maupassant, mais Borges reste tout de même incontournable. Sans compter que, comme je suis en train de le relire, je ne peux m’empêcher de me retrouver dans certains passages :

« Hladik avait dépassé la quarantaine. En dehors de quelques amitiés et d’un grand nombre d’habitudes, c’était l’exercice problématique de la littérature qui faisait toute sa vie ; comme tout écrivain, il mesurait les vertus des autres à ce qu’ils réalisaient et demandait aux autres de le mesurer à ce qu’il entrevoyait ou projetait. Tous les livres qu’il avait donnés à l’impression lui inspiraient un repentir complexe. »


 

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 00:00

L'inspiration peut prendre bien des formes. Inutile d'essayer de reprocher à hitchcock son manque d'entrain apparent. Il risquerait bien de vous voler dans les plumes. Laissons le à sa lecture sur les oiseaux, qui sait ce qui pourra en ressortir...

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 00:05

Gaston Maspero, le grand égyptologue français, se rend un jour à Hermopolis, la ville de Thot, pour y poursuivre ses fouilles. Arrivé aux environs de la cité antique, il est intrigué par une énorme fumée montant au-dessus des terrasses.

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Curieux, il décide de voir ce qu’il en est.

A son approche, un groupe de paysans cessent un moment leur travail pour venir le saluer. Ils sont en train de fabriquer de l’engrais. Toujours désireux d’apprendre, Maspero veut en savoir plus sur leur procédé de fabrique. C’est bien simple, lui répond-on, pour obtenir de l’engrais, on met le feu à un mélange de paille, de canne à sucre et de déchets trouvés dans les ruines.

En l’occurrence d’inestimables… papyrus antiques !

Voilà probablement ce qui arrive quand on prend au pied de la lettre l’incitation à enrichir sa culture par les livres…

 


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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 00:07

Comme aimait à le dire Hippocrate, « l'art est long, la vie est brève ». C’est une vérité qui n’échappera pas aux artistes authentiques, soucieux de se perfectionner sans cesse, désireux d’atteindre un absolu qui, bien sûr, se dérobe toujours, comme cet horizon que nous pouvons admirer de loin, mais qui ne se laisse jamais approcher.

A ce titre, j’aime beaucoup la démarche de cet immense peintre que fut Hokusai. Peu enclin à l’autosatisfaction, alors qu’il avait à commencer à peindre dans son enfance, il n’hésitait pas à dire que tout ce qu’il avait produit avant l’âge de 70 ans méritait de passer à la trappe.

A l’en croire, à 75 ans, il commençait seulement à maîtriser le pinceau.

Devenu octogénaire, il reconnaissait avoir fait des progrès, même s’il estimait qu’il ne comprendrait la nature des choses qu’après 90 ans. Avec un peu de chance, s’il devenait centenaire, son travail pourrait enfin être considéré comme honorable. Après 110 ans, il pourrait faire des merveilles.

Hélas, Hokusai mourut à « seulement »  89 ans. Il s’efforçait encore tous les matins de travailler à un dessin. Ses derniers mots exprimèrent son regret de disparaître trop tôt. Encore cinq ans, et il serait devenu sans conteste un artiste selon son cœur.

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Voilà qui ne change de ces artistes contemporains qui crient à leur propre génie après seulement deux ans de vagues études artistiques…

 


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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 00:05

« Tous les Français sont grognons, or je suis français, donc je suis grognon ».

Voilà un syllogisme bougon qui n’aurait pas déplu à Cioran. Cependant, ce n’est pas tout à fait vrai. Les Français ne sont pas forcément grognons. Encore une fois, j’ai pris mon cas pour une généralité.

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En effet, ce matin-là où je dois prendre le train, je suis manifestement le seul à être contrarié par le retard affiché. En réalité, les 25 mn sont plutôt optimistes, car le train ne va partir que 50 mn plus tard que prévu. Malgré cela, je semble être le seul que cela rende maussade. Peut-être que les autres font comme moi et essayent de ne pas montrer leur mécontentement. A vrai dire, ils sont tellement figés dans ce qui semble être une indifférence végétale, que je me demande s’ils ne sont pas résignés par la fatalité, attendant le bon vouloir de la SNCF avec la même nonchalance forcée des plantes d’agrément que le propriétaire à oublié d’arroser.

Il est vrai que c’est apparemment devenu une constante.

Ces derniers temps, à chaque fois que j’ai eu à prendre le train, il a été en retard (voire tout simplement annulé !). C’est au point que, si j’ai rendez-vous avez mon éditeur, je me laisse toujours une demi-journée d’avance pour contrer tous les impondérables (retards, incidents, grèves). Cette fois-ci, comme je rentre chez moi, ce n’est pas trop grave, sauf qu’évidemment cela me fait rater ma correspondance et que je me retrouve dans un TGV bondé. Ayant perdu ma place réservée, je dois faire le reste du trajet debout, comprimé entre deux valises…

Seule satisfaction : le plaisir d’être bougon…

 


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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 00:06

Je lis actuellement avec grand intérêt Sous le regard des Dieux de Christiane Desroche Noblecourt, un livre interview dans lequel la grande archéologue française, disparue depuis peu, nous fait partager sa passion de l’Egypte.

Quelle vie extraordinaire !

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Je me régale notamment d’un nombre considérable d’anecdotes.

Comme celle-ci liée à la résolution d’une énigme policière plusieurs milliers d’années après que le crime fut commis. Des papyrus trouvés à proximité de Deir el-Médineh relataient le déroulement du procès d’un certain Paneb impliqué dans le pillage de la tombe de Ramsès III. L’accusé s’était farouchement défendu, jurant ses grands dieux qu’il était innocent, et avait fini par obtenir un non-lieu.

Or, avec l’archéologue Bernard Bruyère, de Christiane Desroche Noblecourt eut l’occasion d’effectuer des fouilles dans les restes de la maison de ce Paneb. La française ayant fait sa thèse sur les habitations civiles égyptiennes, elle connaissait l’existence de cachettes dissimulées sous la dalle du foyer de la cuisine. On se mit à creuser à cet endroit et, surprise, on mit au jour un fragment de sarcophage en bois, couverts d’or écaillé, portant une inscription dédiée à Ramsès III.

Son origine ne faisait aucun doute : il provenait du trésor funéraire de ce pharaon. Trois mille ans après ce procès, la preuve de la culpabilité venait d’être enfin dévoilée !

 


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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 10:42

Admirable lettre de Kafka à Milena, sa traductrice puis l'amour de sa vie. Le deuxième amour de sa vie, le premier étant encore et toujours la bohème:

"Ecris-moi tout de suite si l'argent est arrivé. S'il était perdu, je t'en enverrai d'autre, et si celui-là se perdait à son tour ,d'autre encore, et ainsi de suite jusqu'à ce que nous n'ayons plus rien, et qu'ainsi tout commence enfin à être normal."

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ISSN : 2267-0742

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