Littérature

Jeudi 17 février 2011 4 17 /02 /Fév /2011 00:24

Je ne vaux pas mieux que les autres. Cela se confirme encore aujourd’hui. J’aime à critiquer ceux qui ne daignent s’intéresser à un artiste qu’après sa mort, et pourtant il m’arrive bien souvent de me comporter ainsi. Finalement, alors que je me flatte d’avoir en certaines choses une sorte de volonté nietzschéenne, je ne fais qu’osciller entre procrastination proustienne et acrasie socratique.

En gros, faites ce que je dis, pas ce que je fais. 

François Nourissier vient de mourir. Il y a quelque temps de cela, j’avais lu un article sur lui qui m’avait donné envie de découvrir son œuvre. Cependant, après avoir acheté A défaut de génie, j’ai parcouru une trentaine de pages et j’ai négligemment placé l’ouvrage sur une de mes nombreuses piles de livres à lire. C’est donc un auteur que je ne découvrirai vraiment qu’après sa mort.

Enfin, ma petite consolation est de penser que j’ai quand même acheté le livre de son vivant, ce qui n’aurait pas manqué de lui faire plaisir…

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« Des Mémoires? Certes non! Le moins possible de grands décolletés, vieux maîtres bourrus. Des souvenirs ? Ce livre en est composé, comme de portraits, mais il ne cherche pas à être exhaustif, à n'oublier rien ni personne. Il procède plutôt par glissements, associations, hasards. S'il reconstitue une vie, c'est à travers des parfums, des colères, des plaisirs, des deuils et non pas des prouesses. L'auteur n'a pas cueilli un bouquet de fleurs d'index d'ailleurs ne vous y cherchez pas, il n'y a pas d'index.

En somme, une vie ordinaire: foi, agnosticisme, tristesses sociales, alliances amicales et amoureuses, peur ou lâcheté devant les crimes du siècle, tentations et dégoûts politiques. Les livres - ceux des autres, les miens - ont bâti ma vie et fini par me faire une maison. A l'heure (tardive) où j'en suis, la mémoire s'abandonne aux grandes marées intérieures et secoue mon bateau. »


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Mercredi 16 février 2011 3 16 /02 /Fév /2011 00:12

Les misérables est très certainement le roman qui a le plus marqué mon enfance. Il y a vraiment des scènes inoubliables, et plus que des personnages de fiction, Jean Valjean, Cosette, les Thénardier, Gavroche sont devenus des archétypes mythiques. Et s’il y a une œuvre où l’on ressent tout le génie du créateur, c’est bien celle-ci.

Cependant, comme cela arrive bien souvent, le jumeau sombre de l’homme se cache derrière le créateur génial. En l’occurrence, on pourrait considérer qu’une lâcheté du grand homme est à l’origine de ce roman sublime.

Le 5 juillet 1845, un commissaire de police accompagné d’un artiste peintre surprend la femme de ce dernier, Léonie Biard, en plein délit d’adultère dans une chambre d’hôtel avec Victor Hugo. Cela ne porterait guère à conséquence si ce n’était l’époque et les lois en vigueur. L’illustre académicien, ami du roi, est pair de France et bénéficie de l’immunité pénale. Ce n’est pas le cas de la femme qui est aussitôt emprisonnée à Saint-Lazare avec les « filles de mauvaises vie ». Alors que le poète fait jouer ses relations dans la presse pour étouffer le scandale, il se contente d’envoyer son épouse (pas rancunière) réconforter Léonie qui, après avoir été transférée dans un couvent, passe en jugement et perd la garde de ses enfants.

Pendant ce temps, Victor Hugo, qui a estimé plus prudent de quitter la capitale et de se mettre au vert, décide de se remettre au travail pour oublier toutes ces malheureuses péripéties. Et sans aucun remord, il commence à rédiger les premières pages ce qui sera plus tard Les misérables.

  Leonie-Biard.jpg

« Je rentre. J’ai ta lettre. Cette douce lettre, je l’avais lue aujourd’hui dans tes yeux. Que tu étais belle tantôt aux Tuileries sous ce ciel de printemps, sous ces arbres verts, avec ces lilas en fleurs au-dessus de ta tête. Toute cette nature semblait faire une fête autour de toi. Vois-tu, mon ange, les arbres et les fleurs te connaissent et te saluent. Tu es reine dans ce monde charmant des choses qui embaument et qui s’épanouissent comme tu es reine dans mon cœur. »

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Mardi 15 février 2011 2 15 /02 /Fév /2011 00:09

Ombre chaude

Où monte le désir faune

Plainte modulée

Par un plaisir fauve

 

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Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 00:16

Il y a quelques années, on pouvait acheter dans une vente aux enchères une malle appartenant à la célèbre romancière. Le truc, c’est qu’elle était fermée et qu’il manquait la clé.

Ce qui est étrange, c’est qu’on l’estima comme un objet défectueux ce qui fit qu’une femme put l’acquérir pour seulement cent livres. Deuxième mystère, la propriétaire garda quatre ans la malle sans même avoir la curiosité d’essayer de l’ouvrir. A sa place, je l’aurais vénérée comme une précieuse relique mais j’aurais forcé au plus vite la serrure dans le fol espoir d’y trouver un manuscrit inédit.

Finalement, la femme a fini par la faire ouvrir. A l’intérieur, pas de manuscrit de la reine du crime, mais Agatha Christie ne pouvait pas s’avérer décevante : la malle contenait 50 pièces d’or, une broche et une bague ornée de diamants. Il s’agissait en réalité de l’héritage de sa mère. Un modeste trésor estimé à 100 000 livres… 

 

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Samedi 5 février 2011 6 05 /02 /Fév /2011 00:01

Hanibal vous propose ce Quizz

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