Littérature

Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 10:22

Ce n’est pas le manuscrit, mais plutôt le livre qui est à oublier au plus vite ! Pourtant, j’avais été prévenu avant de l’acheter par de mauvaises critiques lues sur le net. J’ai quand même tenu à le lire étant donné que je m’intéresse actuellement à la codicologie (tiens tiens…).

Ce roman est assez étonnant dans la mesure où il ne se passe strictement rien… Enfin, si vous voulez lire une critique très pertinente, voici le lien d’un blog où l’on parle très bien en mal de ce livre : le troquet du nain

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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 00:06

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Lu « L’obsession Vinci » de Sophie Chauveau. J’avais déjà lu les deux précédents volumes de sa trilogie sur « Le siècle de Florence : « La passion Lippi » et « Le rêve Botticelli ». C’est assez sympa, toujours agréable pour celui qui veut un peu se plonger dans l’univers de la peinture de la renaissance italienne. Cependant, pour les admirateurs de Léonard de Vinci, je recommanderais plutôt l’excellent ouvrage de Serge Bramly (que j’avais rencontré au salon du livre de Saint-Malo) consacré à ce génie : « Léonard de Vinci ».

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Samedi 7 août 2010 6 07 /08 /Août /2010 00:15

Un livre mal écrit peut-il faire un bon roman ? Cette interrogation qui sent un peu son sujet de dissertation française me fait penser à ce qu’écrivait Flaubert à Louise Colet : « Quel homme eût été Balzac, s’il eût su écrire ! »

Voilà quelque chose qui me fait bondir. Qu’est-ce qui lui prend à Tatave de s’en prendre à mon cher Babal ? Enfin, cela ne me surprend guère, les génies de la littérature ont toujours eu un peu de mal à reconnaître les qualités des confrères…

D’ailleurs, cela s’applique aux autres artistes, comme Cézanne par exemple : « Il n’y a qu’un peintre au monde, c’est moi ! »

Enfin, revenons à ce dont je veux parler, le livre de Thierry Cohen, J’aurais préféré vivre, que je viens de lire. Si j’ai parlé d’écriture, c’est à cause de cette phrase marquée en quatrième de couverture : « Si vous aimez Guillaume Musso, vous craquerez pour Thierry Cohen ». C’est tourné de façon à laisser entendre que c’est une qualité de ressembler à Musso, ce qui m’a tout de suite prévenu contre ce que j’allais lire, au point que j’imaginais déjà le titre de mon article-fiche de lecture : « J’aurais préféré ne pas le lire ».

Eh bien, je suis obligé de reconnaître que j’ai eu tort.

Pas au niveau du style puisque cela me rappelle un peu ce que disait François Busnel de Marc Levy (romans de plage écrits avec 150 mots) ce qui n’est pas en soi un problème, j’ai lu un ou deux Musso avec plaisir, je savais que ce n’était pas littéraire mais cela m’allait puisque je demandais juste une distraction, une évasion, et non un enrichissement intellectuel. Le problème avec le roman de Cohen, c’est qu’il a obtenu le grand prix Jean d’Ormesson pour sa capacité à défendre la langue française, ce qui me semble complètement ahurissant et presque aussi scandaleux que le prix de l’Académie française autrefois décerné à Amélie Nothomb pour Stupeur et tremblements, le livre le plus riche en contrevérités sur le Japon depuis les romans de Pierre Loti.

Enfin, pour revenir à la quatrième de couverture du livre, il y avait aussi cette phrase : « […] soupoudré d’un suspense tellement tenace que vous ne pourrez pas le lâcher ! ». Et je dois dire que c’est vrai. En gros, j’ai vraiment aimé ce livre. Et ce malgré ce que j’ai dit plus haut. Ce qui finalement n’en rend le compliment que plus riche. Il est très bien fait, très intelligent dans sa construction et d’un suspense qui tient vraiment en haleine. C’est aussi une réflexion sur l’existence humaine, sans pour autant être aussi profond que Paulo Coelho et BHL. C’est vrai qu’il est écrit à la façon Musso-Levy (lire l’excellent Et si c’était niais ?, de Pascal Fioretto), mais là, en l’occurrence, cela sert plutôt le récit qui est très prenant.

C’est donc un bon roman, puisqu’il a rempli sa mission première qui est de raconter une histoire apte à nous captiver. Je m’aperçois donc que je ne suis pas entièrement obnubilé par le style même si j’estime que le plaisir à lire une page de Proust ou de Maupassant me procure une satisfaction infiniment supérieure.

Enfin, en ce qui me concerne, je vais quand même me faire plaisir cette année en écrivant un roman au style particulièrement raffiné, en peaufinant chaque phrase, comme disait Alphonse de Lamartine, aux petits poils du cul…

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Samedi 12 juin 2010 6 12 /06 /Juin /2010 01:23

Cela fait déjà pas mal de temps que j’en avais parlé, mais voilà : mon article sur Flaubert est enfin publié ! Le recueil vient juste de sortir aux éditions Eurédit. C’est un ensemble de textes rassemblés par Thierry Poyet et consacrés à « Flaubert et les artistes de son temps ». Je n’ai pas eu le temps de lire les autres articles, mais cela semble vraiment intéressant.

C’est donc un beau livre, très bien fait et que j’ai hâte de découvrir. J’ai obtenu auprès de l’éditeur la gracieuse autorisation de reproduire intégralement mon article. Cela pourra vous donner un aperçu de mon ancien style universitaire.

Un petit regret cependant, c’est que j’avais écrit tous les termes japonais en idéogrammes qui, hélas, n’ont pas pu être reproduits à l’impression…

 

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Jeudi 10 juin 2010 4 10 /06 /Juin /2010 00:31

Il n’y a que ce cher Babal pour en parler aussi bien :

« Un soir, au milieu de la rue, un matin en se levant, ou au sein d’une joyeuse orgie, il arrive qu’un charbon ardent touche ce crâne, ces mains, cette langue ; tout à coup, un mot réveille les idées ; elles naissent, grandissent, fermentent. Une tragédie, un tableau, une statue, une comédie, montrent leurs poignards, leurs couleurs, leurs contours, leurs lazzis. C’est une vision, aussi passagère, aussi brève que la vie et la mort ; c’est profond comme un précipice, sublime comme un bruissement de la mer ; c’est une richesse de couleur qui éblouit ; c’est un groupe digne de Pygmalion, une femme dont la possession tuerait même le cœur de Satan ; c’est une situation à faire rire un pulmonique expirant ; le travail est là, tenant tous ses fourneaux allumés ; le silence, la solitude ouvrent leurs trésors, rien n’est impossible. Enfin, c’est l’extase de la conception voilant les déchirantes douleurs de l’enfantement. »

Honoré de Balzac

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