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Samedi 20 décembre 2008 6 20 /12 /Déc /2008 16:45

Curieuse expérience ce matin. Il m’arrive parfois d’écouter France musique et ce matin j’ai été comme envoûté par une chanson. J’étais certain de l’entendre pour la première fois, mais elle résonna en moi d’une façon très singulière. Il est difficile de décrire certaines sensations, surtout lorsque celles-ci concernent la musique, mais je fus véritablement possédé par cette lente mélopée très loin de mes goûts habituels en matière de musique. Il suffit de savoir que je suis un nostalgique de la musique disco (j’en parlerais plus tard car je sens bien qu’il va falloir que je me justifie !) pour comprendre à quel point pouvait être singulière cette séduction inattendue. Il s’agit d’un extrait d’un opéra de Georges Bizet : Les Pêcheurs de perles. Le mieux est de l’écouter pour s’en faire une idée. Je mets un lien qui renvoie à You tube.


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« Je crois entendre encore,


Caché sous les palmiers,


Sa voix tendre et sonore


Comme un chant de ramier!


O nuit enchanteresse!


Divin ravissement!


O souvenir charmant!


Folle ivresse! Doux rêve!



Aux clartés des étoiles,


Je crois encore la voir,


Entrouvrir ses longs voiles


Aux vents tièdes du soir!


O nuit enchanteresse!
Charmant souvenir! »


 


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Vendredi 19 décembre 2008 5 19 /12 /Déc /2008 13:18

Mon premier roman a été publié il y a quelque temps déjà. C’était sous pseudonyme, donc je ne vais pas trop en parler ici, mais il suffit de savoir qu’il s’agissait de l’histoire d’une femme très séduisante ayant une relation avec un homme politique célèbre. Plusieurs jours après éclatait un scandale politico financier impliquant plusieurs hommes politiques. Lorsque mon recueil de nouvelles sur Angers est paru, on exhuma lors des travaux du tramway plusieurs squelettes et sépultures antiques qui firent surgir dans l’actualité l’histoire des premiers temps de la ville. Et maintenant, je viens d’apprendre qu'une semaine après la sortie de mon Botticelli code, on vient de découvrir des dessins inédits de Léonard de Vinci au dos d’une de ses toiles les plus célèbres : La Vierge avec l’enfant Jésus et Saint Anne.

Je ne vais pas dévoiler l’intrigue de mon dernier roman, mais ceux qui l’ont lu pourront constater avec moi que la coïncidence est troublante. A chaque sortie d’un livre l’actualité me fait un clin d’œil… Aurais-je un pouvoir prophétique ? Si c’est le cas, je me réjouis à la pensée de ce qui arrivera à la sortie de ma « Vie sexuelle des grands écrivains » !

Concernant Léonard de Vinci, c’est une nouvelle qui m’enchante, même si elle n’égale pas la possibilité fantastique qu’on puisse retrouver un de ses chef-d’œuvres perdus, cachés sous une autre fresque dans une salle du Palazzo Vecchio de Florence. Pour qui veut en apprendre un peu plus sur lui, je recommande l’excellente biographie réalisée par Serge Bramly. Pour les informations concernant les dessins inédits, vous pouvez vous reporter dans la partie « commentaires » de mon article sur le Botticelli code. Anne-Claire y a mis un lien. Merci à elle. Dans l’esprit de ce blog, il ne s’agit pas simplement pour moi de parler de mon amour des livres, de l’écriture, de l’art... mais aussi d’échanger autour d’une passion commune pour la culture. N’hésitez donc pas à utiliser les commentaires pour parler, par exemple, des livres qui vous aimez…

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Samedi 6 décembre 2008 6 06 /12 /Déc /2008 13:02

J’aurais l’occasion de parler longuement de l’inspiration mais j’ai souvent pu remarquer qu’il y avait des lieux propices à la création et d’autres non. Toute âme un peu artiste me comprendra parfaitement. Là, je vais parler de la montagne. Oui, je sais… les pérégrinations pélagiques sont plus familières aux écrivains (Chateaubriand à la plage) que les vacances à la montagne, mais cet été j’ai fait un petit séjour dans les Alpes dans le but de travailler à l’écriture d’un roman dont l’action devait y prendre place. J’ai utilisé l’imparfait, mais j’aurais mieux fait de mettre un passé de l’inaccompli. Je me suis promené, j’ai pris du grand air, traqué les bêtes sauvages, survécu aux patous (féroces gardiens de troupeaux dont je déconseille à quiconque de s’approcher lorsqu’ils veillent sur leurs frères moutons… je dois dire que seuls mon courage, mon habileté et le fait que je me sois servi de ma sœur comme bouclier humain m’a protégé de ces chiens dressés à s’attaquer aux loups !) ; j’ai aussi squatté les snack-bars, hélas trop nombreux (dans un petit hommage à Hemingway, je me suis senti dans l’obligation morale de faire honneur aux productions viticoles locales), mais en matière d’écriture… pas une ligne ! Aurais-je été paralysé par la grandeur du paysage ?
Bon, Morillon, ce n’est pas vraiment l’ivresse des cimes, mais tout de même, je me demande si la majesté des lieux n’a pas participé à mon incapacité à penser à autre chose qu’à admirer la beauté du site. « Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie », disait Pascal… Sans doute était-ce cette impression constante de ma petitesse face à la montagne ou peut-être l’absence d’horizon souvent masqué par des barres rocheuses, toujours est-il que j’étais trop vivement dominé par la nature pour pouvoir me concentrer sur mes écrits.
Je crois qu’un artiste, pour pouvoir travailler sereinement, doit, en quelque sorte, fusionner avec la nature. Pour ma part, sans doute était-ce dû au caractère nouveau que cela avait pour moi, mais j’étais trop dominé par cette impression, une impression de souveraine et grandiose beauté, pour pouvoir me consacrer à mon écriture qui me semblait alors complètement vaine et insignifiante (c’est dire que je n’étais pas dans mon état normal !)… J’aimerais avoir l’avis de quelques écrivains montagnards sur la question…



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