Mercredi 3 décembre 2008 3 03 /12 /Déc /2008 15:13

(Petite précision: tous les aphorismes présents sur mon blog sont issus de ma production littéraire publiée sous mon vrai nom (Marc Lefrançois) ou sous pseudonyme (Marc Levy... non, je plaisante!), et sont donc protégés par le code de la propriété intellectuelle).

 

Plaisirs et regrets sont la systole et la diastole d’un cœur amoureux.

 

 Être célibataire ou ne plus l’être : c’est hésiter entre le ronron d’un chat sur nos genoux et le ronflement d’un partenaire à nos côtés.

Quand je suis amoureux, je deviens daltonien, je me mets à broyer du rose.

Quand on aime, on ne compte pas. On fait ça à vue d’œil. Comme un borgne se servant de son œil presbyte. 
 

Le regret est une friandise de la conscience dont l’abus donne des caries à l’âme.


Deux corps s’enlacent à la recherche d’un plaisir mutuel, d’une harmonie heureuse. Et deux lèvres qui se joignent, point de fermeture d’un cercle parfait, non plus vicieux mais vertueux, car réalisant ainsi l’unité recherchée.

 

L’amour est la santé de l’âme, comme le plaisir est celle du corps. Il ne faut négliger ni l’un ni l’autre, sinon gare à la dysenterie émotionnelle.


Les plaisirs qui font éclore la mélancolie sont comme des fleurs qui ne donnent pas de fruits.

 

Les regrets sont les mémoires d’outre-plaisirs.

 

- Je t’aime.

- Moi aussi, je t’aime bien.

 

Avoir des remords : jouir du bonheur vespéral de la faute.

 

Les regrets sont réactionnaires. Ils nous font aller de l’arrière.

 

Vient un moment où nous n’avons plus la force d’être indifférent et où notre égoïsme se dissout peu à peu dans l’érotisme… Ce n’est qu’à ce moment là où nous faisons réellement l’amour.

 

L’amour nous vendange, mettant le plaisir en bouteille.

 

Une femme qui aime, c’est une chrysalide qui se métamorphose en papillon. Un homme qui aime est un papillon qui meurt.

 

Plus que simples affinités, et plus encore qu’une communauté de désirs, c’est la communauté de rêves, qui détermine la profondeur d’un amour.

 

En amour, la jalousie est un sentiment anthropophage. 
 

Seule une fleur qui tombe est une fleur totale a dit un japonais, et peut-être que l’amour est plus profond lorsqu’il nous a été donné de voir combien il est fragile et précieux. Qui sait si les plus belles histoires d’amour ne sont pas celles qui justement se terminent mal… Elles ont la beauté des choses tristes et la profondeur de ce qui est tragique…

 

Nous commençons notre vie amoureuse en jouant au docteur ou à l’infirmière. Nous la finissons en remplissant réellement ce rôle. Combien de couples ne sont-ils pas en réalité la somme un peu pathétique de deux solitudes se protégeant et se soignant ? Deux êtres rendus un peu boiteux par une existence qui s’est montrée cruelle à de trop nombreuses reprises, la faiblesse blessée s’appuyant au bras de la compassion miséricordieuse… Et tout cela sous couvert d’un amour transformé en une douce et mièvre tendresse. Nous aurions mieux fait de rester à jouer à ces jeux plus tout à fait innocents plutôt que d’ambitionner, par illusion ou par peur de la solitude, de devenir des couples de garde-malade.

 

Vivre avec quelqu’un qu’on n’aime plus, c’est apprendre à être seul.

 

Le soleil, les étoiles, et l’amer…

 



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