Lundi 22 décembre 2008
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Les premières histoires d’amour qu’on a connu font penser à ces machines automatiques qu'on peut voir dans
certaines foires. Pour une pièce, elles vous invitent à mettre à l’épreuve votre adresse afin d'attraper avec des pinces géantes des nounours de mauvaise qualité ou des montres bas de gamme. On
veut essayer au moins une fois, on échoue, on tente à nouveau sa chance, la vanité se met de la partie, on ne peut se détacher de la machine tant que l’on n’a pas gagné de quoi justifier notre
argent perdu. Seul le fait d’avoir la poche vide de toute monnaie nous décide enfin à reconnaître notre déconfiture. Mais il arrive parfois, par chance ou hasard, que l’on parvienne à attraper
une peluche ou une montre. Quoique parfois on peut se rendre compte que celle-ci part en morceau après une semaine, ou que celle-là ne fonctionne pas. Mais dans tous les cas l’expérience finit
par nous apprendre ou à être plus adroit ou à nous désintéresser des gains trop aguichants. Il en va souvent ainsi de l’amour. Jeux et sentiments ne semblent que former l’avers et le revers d’une
même pièce, celle qu’on glisse par espoir, ou désespoir, dans la fente de la grande mécanique cosmique qu’on appelle destin, hasard, chance ou désir, plaisir, regret...
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