Samedi 27 décembre 2008 6 27 /12 /Déc /2008 14:42

Je crois savoir que beaucoup de personnes qui lisent mon blog aiment également écrire de la poésie ou des aphorismes (comme moi). Je propose donc de consacrer la partie « commentaires » de cet article à vos productions personnelles. Ceux et celles qui veulent écrire un poème, un texte court ou un aphorisme, il vous suffit de cliquer ci-dessous dans « ajouter un commentaire ». Je vous demande juste de ne pas aborder trois sujets : la politique, la religion et pas de poésie érotique si possible... Pour ceux qui n'oseraient pas montrer leur texte, je les encourage à le faire quand même et de n'avoir aucun scrupule. Est-ce que je me gène moi ? Je me considère comme un bon auteur de nouvelles et de romans mais comme beaucoup de romanciers, je suis un assez mauvais poète, aussi pour que vous n'ayez aucun complexe, je vais laisser dans les commentaires la première poésie et comme ça vous verrez qu'il vous sera facile de faire mieux !

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Commentaires

Toujours à lire et écrire avec fébrilité,
Comme mes amis blogueurs des autres communautés,
J'aime ajouter chaque jour quelques nouveautés
Pour qu'on me lise avec plaisir et assiduité...
Commentaire n°1 posté par Marc Lefrançois le 27/12/2008 à 14h46
 

Trois fois il est revenu

Dans la chambre qui n'était pas pour lui

Elle l'avait pourtant prévenu

Afin qu'il se le tienne pour dit.


Mais trois fois s'est employé

A tous les deux les contenter

Jusque sur le coup de minuit

Faisant gaîment gémir le lit.


Et sur l'unique oreiller

Par lui monopolisé

Trois fois s'est assoupi

Silencieux dans sa rêverie.


 

Trois fois il est revenu

Dans la chambre qui n'était pas pour lui

Elle l'avait pourtant prévenu

Afin qu'il se le tienne pour dit.


Mais trois fois s'est employé

A tous les deux les contenter

Jusque sur le coup de minuit

Faisant gaîment gémir le lit.


Et sur l'unique oreiller

Par lui monopolisé

Trois fois s'est assoupi

Silencieux dans sa rêverie.


 

Trois fois il est revenu

Dans la chambre qui n'était pas pour lui

Elle l'avait pourtant prévenu

Afin qu'il se le tienne pour dit.


Mais trois fois s'est employé

A tous les deux les contenter

Jusque sur le coup de minuit

Faisant gaîment gémir le lit.


Et sur l'unique oreiller

Par lui monopolisé

Trois fois s'est assoupi

Silencieux dans sa rêverie.


 

Trois fois il est revenu

Dans la chambre qui n'était pas pour lui

Elle l'avait pourtant prévenu

Afin qu'il se le tienne pour dit.


Mais trois fois s'est employé

A tous les deux les contenter

Jusque sur le coup de minuit

Faisant gaîment gémir le lit.


Et sur l'unique oreiller

Par lui monopolisé

Trois fois s'est assoupi

Silencieux dans sa rêverie.


Commentaire n°2 posté par Stefan le 27/12/2008 à 22h20
 

Il n'est d'autre quête que celle de l'absolu.

Par l'âme ou par le corps.

Par l'amour ou la passion.

L'art ou le défi,

l'effort extrême,

l'angoisse suprême.

A chacun son chemin, à chacun son destin.

Commentaire n°3 posté par Lina le 27/12/2008 à 22h25
Rien du tout.
me sent pas bien du tout;
Je suis à bout de tout ces années de combats.
et quoique je fasse c'est le chaos.
Me sent comme dans une prison, là ou je me tourne je prend le mur en pleine face.
Même quant une porte s'entrouvre, je me trouve au début d'un couloir sombre et comme un aveugle j'essaye de rebrousser le chemin pour arriver je ne sais où.
je sais ce que je voudrais trouver au bout de ce couloir, mais c'est même pas garantie.
et le pire à chaque fois que je pense y être arrivé je me trouve soit devant un tournant soit devant un carrefour.
Je ne suis jamais retournée en arrière retrouver cette cellule, mais je suis toujours pas sortis du labyrinthe.
Commentaire n°4 posté par Ned le 28/12/2008 à 15h36
Pour répondre à votre invite, je dirai que je suis séduit par la poésie japonaise et particulièrement les Haïkus ... j'en ai commis quelques uns (à ne surtout pas comparer aux maîtres du genre) Ces petits poèmes minimalistes glorifiant "l'instant" sont présents sur mon blog, illustrant parfois mes photos ... Je me lance :

Déçu par la pluie d'Automne,
à sa place, enroulé,
le chat s'endort


Façade de l'église.
l'une sur l'autre empilées,
parlent les pierres.

Commentaire n°5 posté par Antiochus le 29/12/2008 à 10h36

 

J’aime la poésie japonaise et j’écris en roumain. Un exemple:

 

lan de grâu –

printre macii înfloriţi

doar o  albăstrea   

 

champ du blé -

parmi les coquelicots fleuri

seulement un bluet

 

Maria Tirenescu

Commentaire n°6 posté par Maria Tirenescu le 30/12/2008 à 19h02

Tout d'abord, merci à Marc d'encourager les pseudos "poètes" timides dont je fais partie.
Bon, je me lance.
Ce poème est protégé par des droits d'auteur.

Ce fleuve qu'est la Seine

Tel un serpent docile aux écailles luisantes
Qui rampe et qui ondule, en habile chasseur
Tente d'amadouer la proie déjà mourante
Qui tombe dans son sein pour dormir en son coeur.

Tel une lame d'ambre, semblable à un miroir,
Superbe et hypocrite, receleur de trésors,
Qui renvoie à l'humain son reflet de passoire,
Pour engloutir son sang, dantesques larmes d'or.

Tel une aigre araignée, charmeuse et bien habile,
Qui diffuse une odeur mielleuse et pralinée
Pour attirer la mouche, dans sa toile immobile,
Odieux être volant de l'amour animé !

Tel une braise ardente qui veut qu'on l'attise,
Pour réveiller en nous une passion éteinte
Qui s'envole et s'enflamme: la barrière se brise;
Le rougeoiement intense est une émotion feinte.

Tel une femme enfin, pauvre sage perfide
Qui pour tenter un homme ferait n'importe quoi;
Spécieuse créature, infâme et bien avide
Des douleurs et des maux qu'elle suscite et qu'elle boit !

Si, pareil au démon et semblable aux ténèbres,
Par sa noirceur profonde et sa surface lisse,
Apparaît cependant, fallacieuse pelisse,
Aussi insoluble qu'un problème d'algèbre;

Si, pareil à l'Achéron ou fleuve des Enfers,
Par sa douceur immonde et sa peau de métisse,
Disparaît si souvent - terne, au point qu'il pâlisse;
Enfin si c'est bien lui que tu décris, mon frère,

Comme infâme bourreau de Charles et de Guillaume,
Qu'il puisse creuser en moi, mon front, mon coeur, ma paume,
Le délicat sillon, la preuve de son crime
Que jamais il n'a pu commettre en vieil infirme,

- Ignoble mise en scène -

Et me porter en bière, ce sublime linceul,
Fils du Vent, père de l'Homme, frère de l'Air,
Impassible témoin du temps et de notre erre*.

Et l'énigme du Sphinx est bien une chimère,
Lorsqu'on la compare à l'océan de mystère,
De passions, et de rêves, que représente seul

Ce fleuve qu'est la Seine.

*normalement: du temps et de notre ère. Petit clin d'oeil à "l'errance" humaine sur Terre...

Ce poème est protégé par des droits d'auteur.
Commentaire n°7 posté par Mistinguette17 le 03/01/2009 à 21h24

Très beau... est-ce que tu continues?

Réponse de Marc Lefrançois le 07/04/2010 à 11h15
J'ai fait une large coupe en faïence sur laquelle j'ai écrit:

           La fleur comme un poème
           Dans le flux des mots
           Mouillée de ces flots
           Fut émue de cette eau
  
      
Commentaire n°8 posté par rose labrouste le 14/01/2009 à 13h49
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