Il est 14h et je vais aller me coucher ! Eh oui, je viens de passer une nuit balzacienne (café, écriture, café, écriture…). En fait j’avais un certain nombre de choses à faire et depuis quelque temps je me trouvais toutes sortes d’excuses pour les repousser (achat de cadeaux, visite d’amis, Noël…). Mais là, je n’avais plus guère le choix et je me suis donc attelé à deux projets que je devais absolument terminer. Quelques pages de démonstration d’une biographie que je dois réaliser pour un « client » que je dois rencontrer demain. Je m’étais un peu avancé en lui disant au téléphone que je pourrais rapidement lui écrire cinq pages afin qu’il puisse se faire une idée de mon écriture. Hier, j’ai pris conscience que j’étais à 48 heures du rendez-vous et que je n’avais pas écrit la moindre ligne ! Et puis, il y avait également les corrections de Y a-t-il une vie avant la mort ? que mon éditrice attend avant la fin des vacances. C’est le genre de chose que je n’aime pas faire. Il ne s’agit pas simplement de corriger les fautes d’orthographes soulignées en orange (pas de rouge, il faut épargner la susceptibilité de l’auteur !) mais de retravailler aussi certains passages. Vous êtes tout content d’un paragraphe que vous trouvez assez drôle et spirituel et voilà que dans la marge vous lisez un redoutable « pas clair », un terrible « inutile » ou un affreux « mal dit »… Il faut donc épurer, reformuler, effacer, réinventer… J’ai donc passé ma nuit à ce travail ingrat et je pense m’en être finalement pas mal sorti. J’espère que ce n’est pas un effet de la fatigue, mais j’ai trouvé que l’ensemble était vraiment très drôle ! Enfin, je m’apprêtais à aller me coucher avec la douce consolation du travail accompli lorsque, par acquis de conscience, j’ai ouvert ma boite mail. Un seul message, celui d’un autre éditeur (La part commune) tout heureux de me annoncer l’envoi d’un autre manuscrit annoté avec les corrections à faire en urgence. Voilà, ça m’apprendra à faire pour une fois œuvre de bonne volonté et de diligence. Il y a une sorte de loi immuable qui dit que plus vous travaillez plus il reste de travail à faire. Comme dirait un certain Nicolas S. : « il faut travailler plus pour travailler plus »…