Partager l'article ! Où je me fais plaisir...: Comme il est presque impossible de vivre de ses droits d’auteurs lorsqu'on n’est pas une célébrité, je suis ...
Comme il est presque impossible de vivre de ses droits d’auteurs lorsqu'on n’est pas une célébrité, je suis obligé de faire du travail de « nègre littéraire ». J’en parlerais plus longuement dans quelque temps… Je devais rencontrer aujourd’hui un client qui souhaitait que j’écrive sa biographie ; c’est la raison pour laquelle j’avais passé une partie de la nuit à travailler, afin de pouvoir présenter plusieurs pages du projet. Je lui ai donc présenté ce que j’avais déjà rédigé et manifestement cela lui a plu. Hélas, alors qu’il connaissait mes tarifs, il n’a pas pu s’empêcher de négocier, avançant que cela lui faisait trop cher. Etant donné le modèle de sa voiture, j’avais vraiment des doutes, en outre on s’était déjà mis d’accord là-dessus. Cela m’a donc vraiment énervé. Peut-être est-ce mon manque de sommeil, mais pour moi c’était de la radinerie et c’est le genre de chose que je ne supporte pas… C’est vrai que je ne suis pas bon marché, étant deux fois plus cher qu’un écrivain public, mais les gens veulent avoir du style littéraire, de l’originalité et miser sur un artiste pas encore connu mais en voie d’être peut-être un jour célèbre, mais au moment de payer trouvent toutes sortes d’objections… Ce n’est sans doute pas raisonnable en cette période de fortes dépenses, mais je l’ai planté là à sa table de café. J’ai repris mon manuscrit et lui ai dit de l’écrire lui-même, sa biographie… Je crois avoir été un peu moins nuancé dans mes propos (lui proposant une utilisation assez originale de mon manuscrit), mais ce qui est bien avec le statut d’artiste authentique, c’est qu’on peut s’offrir le luxe d’envoyer promener les indésirables même si cela implique de manger un peu plus de pâtes…
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