Hier soir, j’ai participé à la petite réception donnée à l’occasion des vœux du maire. Les mauvaises langues diront que c’est pour moi un repas économisé… Il est vrai que le froid et ma petite course entre la bibliothèque municipale et le nouveau théâtre d’Angers m’avaient joliment ouvert l’appétit.
Enfin, je n’étais pas le seul…
Comme je m’y attendais, la fin du discours du maire était le signal tant attendu de la bataille décisive pour
la prise de la galette.
Dès cet instant, tout le monde convergea à marche forcée vers le buffet où nous attendait d’un verre à pied ferme le champagne et autres réjouissances de bouche. Hélas, il y avait entre moi et la collation de nombreux groupes qui assuraient les arrières. Pendant ce temps, un des leurs était parti former une tête de pont entre le buffet et eux. C’était évident, ils étaient là pour fixer les éléments adverses en les maintenant loin du front. Les naïfs ! Ils ne connaissaient pas ma fameuse tactique du débordement par la droite par enveloppement de l’aile et dépassement en chassé-roulé-boulé… J’ai appliqué exactement la même stratégie que Napoléon à Austerlitz en déstabilisant l’adversaire par mon fameux mouvement tournant.
Déception cependant.
Je croyais dîner d’un vieux Bacchus et de grâces venaisons, mais crise oblige, les petits fours avaient été
remplacés par de la galette.
Enfin, je n’allais pas faire la fine bouche…
Pour l’anecdote, cela fait la troisième fois en deux semaines qu’on m’interpelle pour savoir si ce n’est pas moi qui aurait écrit un fameux livre sur la mairie d’Angers. L’auteur y aurait balancé un tas d’informations croustillantes sur les élus et le fonctionnement de l’hôtel de ville. Evidemment, il l’a fait sous pseudo et comme maintenant on commence à savoir que j’écris également sous pseudonyme, le rapprochement est vite fait. Mais mieux vaut le dire encore une fois, je n’ai pas écrit ce livre ! Je ne connais pas l'auteur et je ne l'ai même pas lu. Je sais, cela fait drôle. Même en l’écrivant, ça fait coupable. On dirait Indurain jurant ne s’être jamais dopé ou Clinton niant n’avoir jamais connu d’une façon intime sa secrétaire… Alors à ceux qui ne me croiraient pas, je dirais avec Corneille :
« Je me défendrai mal : l’innocence étonnée
Ne peut s’imaginer qu’elle soit soupçonnée. »
Merci! (avec pas mal de retard...)
Doc