Partager l'article ! Ode rimbaldienne à Dracula: Le seigneur du Pal C'est un fou en armure qui hante la frontière Embrochant follemen ...
Le seigneur du Pal
C'est un fou en armure qui hante la frontière
Embrochant follement aux pieux les saxons
Marchands, et du Sultan les émissaires,
Impolis, sur un pal ils apprennent les bonnes façons.
Un soldat ottoman, bouche ouverte, cul nu,
Et le cou baignant de son frais sang bleu,
Mort ; il est suspendu en l'air, menu,
Pale sur son pal où le sang pleut.
Fier de ses aïeuls, Dracula est fort. Tyran comme
Prince de Valachie, il ne fait en somme
Qu'obéir à sa nature, comme il le croit.
Devant ces suppliciés, il frissonne et craint une angine,
De sang il remplit sa coupe, y plonge une aspirine,
Tranquille. Sa femme a deux trous rouges à son bras droit.
Arthur Rambo VI
Le penseur de la tour (à la manière du dormeur du val de Rimbaud)
C'est un haut promontoire que domine une tour
Surplombant vaillamment la plaine qui autour
Pleure; où le soleil imposant de ces anciens dieux
Brille ; c'est un sommet qui luit de tous ses feux.
Un jeune quecha abandonné, étendu,
Et le dos accoté le long de la muraille
Prie ; il est accaparé par un rêve, perdu
Dans ce beau paysage, les pieds en éventail.
La tête un peu tournée, il pense. Bien absorbé,
Comme un peu envouté, il semble tourmenté.
Soleil, éclaire-le bien, car il y a droit.
Son regard n'éclaire plus la pupille ternie,
Sa main ne bouge plus, car sous la tyrannie
Cruelle de l'ibère, il est mort et a froid.
Bravo!
Félicitations pour ces quelques mots sur DRACULA.
amitiés
nathalieasia
Merci Nathalie!