Partager l'article ! Ecrire (ou ne pas écrire) un roman: Je viens de relire mon aphorisme d'hier (« Ecrire un roman ») et je trouve quand même que je su ...
Je viens de relire mon aphorisme d'hier (« Ecrire un roman ») et je trouve quand même que je suis gonflé d'avoir écrit cela. Oui, on pourrait avoir l'impression qu'écrire un roman est chez moi aussi simple et facile que faire cuire une casserole de pâtes ou ouvrir une boite de cassoulet (oui, ayant une passion pour la haute gastronomie, je ne peux m'empêcher de faire sans arrêt des métaphores culinaires). Je crois qu'en réalité, plutôt que d'un conseil donné à de jeunes écrivains débutants, il s'agit d'une admonestation personnelle, voire une sorte de reproche que je fais à moi-même. En effet, je serais plutôt du genre à faire sans arrêt des projets sur la comète, à commencer toutes sortes d'écrits sans jamais parvenir à les terminer. Je dois bien avoir des centaines de documents word ouverts, destinés à être de nouveaux romans, et pour lesquels il n'y a que quelques pages d'écrites. Parfois même, le titre seulement ! Cependant, j'ai quand même des romans de trois cents pages qui n'ont jamais été terminés... Enfin, je n'en suis pas aux 900 pages de Jean Santeuil, le roman inachevé de Marcel Proust... Alors, pour combattre et vaincre ma manie de l'inachèvement, je me suis résolu à me spécialiser pendant un temps dans des écrits brefs et synthétiques (je ne sais plus qui a dit "ce qui est court est deux fois bon"... ni à quel propos...). Voilà pourquoi mes livres publiés et ceux qui le seront dans les deux ans à venir sont assez courts... Cela dit, je commence maintenant l'écriture de romans beaucoup plus gros et j'ai bien l'impression que je vais tomber dans le travers contraire : au lieu de petits romans bien écrits, drôles et plaisants à lire (d'après ma maman, à qui je n'ai cependant pas osé remettre un exemplaire de ma "Vie sexuelle des grands écrivains" car je lui ai j'ai vaguement parlé d'un petit essai assez ennuyeux plein de théories littéraires pas intéressantes...), je me demande si je ne serais pas en train de me spécialiser dans de gros pavés parfaitement indigestes et soporifiques...
c'est sûr que pour ma part, ça a été un vrai projet lorsque j'avais 15 ans. mais la mauvaise curiosité d'une personne très proche de moi à fait que j'ai tout arrêté. qui sait un jour ? c'est sans doute pour ça que j'aime aligner mes petites croix pour souvent former de jolis mots.
Et bien je suis pareil j'ai des tas de texte en vrac comme ça qui sont des futurs romans potentiels.
J'ai donc séléctionné les plus importants.
Et il y en a deux.
Je bosse dessus à fond.
Mais c'est vrai que parfois l'inspiration vient pas ou je trouve que c'est nul j'efface tout. Ensuite je regrette je re pioche dans la corbeille.
Des fois faut se forcer un peu aussi. Je pense.
Des pavés parfaitement indigestes et soporifiques.
Il y en a qui aime ça.
Pour finir, je comprends Marc que tu n'aies pas osé montrer à ta maman ton ouvrage sur la vie sexuelle des grands écrivains, mais c'est sûrement dû au type d'éducation des personnes de notre génération.
je reçois votre new-letter, et ce que j'ai lu est proche de ce que je suis.
par exemple, la difficulté à terminer.
je n'ai pas tout lu, mais le ton me plait.
je vous propose un échange:
merci.
Ecrire de longs romans soporiphiques ou de courtes nouvelles, il y aura tjs un public si l ecrit est de qualite!
Un gros pavé qui vous "transporte" pendant des semaines, c'est bien aussi !! non ??? ça fait juste très lourd dans le sac !!!!!!!!!!!
Ou alors des "petits" avec plusieurs tomes....il en faut pour tous les goûts...........
PS : je n'ai pas pu lire ton dernier mail...il s'est effacé avec toi...