Partager l'article ! Suis-je en danger ?: Une lectrice de ce blog (Pomme Papion, qui se manifestera peut-être à nouveau dans les commentaires...) m'avait recomm ...
Une lectrice de ce blog (Pomme Papion, qui se manifestera peut-être à nouveau dans les commentaires...) m'avait recommandé la lecture d'un roman de Marcia Davenport, Les frères Holt. Je l'ai lu, et j'ai adoré ! Il faut dire qu'avec mes piles de livres je me sentais des affinités avec les héros du livre...
Bien sûr, on peut sourire à la pensée que mourir étouffé par ses propres livres est assez peu probable dans la réalité, et pourtant je viens de lire récemment La bibliothèque, la nuit d'Alberto Manguel dont je vais citer ce passage assez édifiant (pp. 80-81) : « Peu après Noël 2003, il fallut l'intervention des pompiers pour extraire de son appartement un New-Yorkais de quarante-trois ans, Patrice Moore, enfoui depuis deux jours sous une avalanche de journaux, de magazines et de livres qu'il avait accumulés avec constance pendant plus de dix ans. Des voisins l'avaient entendu gémir et marmonner à travers la porte, bloquée par tout ce papier. Ce n'est qu'après que les sauveteurs eurent brisé le verrou à l'aide d'un levier et commencé à creuser dans les piles de publications effondrées qu'on découvrit Moore, dans un recoin de son appartement, littéralement enseveli sous les livres. Il fallut plus d'une heure pour le délivrer ; cinquante sacs d'imprimés durent être halés au-dehors avant que l'on puisse accéder à ce lecteur obstiné. »
Si je m'inquiète, c'est que depuis hier mon appartement s'est enrichi d'une nouvelle pyramide de livres de deux mètres de haut : un ami parti vivre au Japon n'avait aucune solution pour stocker ses livres. Comme c'est un de mes meilleurs amis, je suis parvenu à faire quelque place pour lui éviter d'avoir à disperser ou brader sa bibliothèque. C'est un très grand lecteur qui partage les mêmes goûts que le miens et qui a quelques livres rares, aussi, si l'accès à ma cuisine est désormais problématique, en lisant peu à peu la pile, cela va me faire économiser quelques achats en librairie. En outre, je me suis offert le plaisir de lui faire un peu peur en lui parlant d'un grand écrivain (dont j'ai oublié le nom) qui pu survivre quelque temps grâce à la vente des livres confiés et prêtés par un ami parti à l'étranger...
Maintenant, comme je vais me rendre à Paris pour ma petite réception littéraire, j'espère, à mon retour, ne pas retrouver ma porte défoncée par des lecteurs inquiets de l'absence momentanée d'article nouveau dans mon blog... Je crois avoir acquis dans l'art délicat de l'architecture livresque, quelques compétences en la matière qui devraient me permettre de survivre à tout effondrement inopiné...
Derniers Commentaires