Partager l'article ! La femme idéale: Je viens de trouver dans le Journal des Goncourt le portrait plutôt amusant de la maîtresse idéale d'un homme de lettre. ...
Je viens de trouver dans le Journal des Goncourt le portrait plutôt amusant de la maîtresse idéale d'un homme de lettre. Amusant, j'ai dit amusant ? Non, en fait je voulais dire scandaleux ! Il va de soit qu'on ne peut être que choqué par une telle vision de la femme : « ... une maîtresse à qui je donne à boire et à manger tous les huit jours, jamais plus, qui arrive à six heures et demie précises ; une maîtresse qui a un métier, qui l'occupe et dont elle vit ; que je reçois sans me faire la barbe, que je ne reconduis jamais ; qui jamais, dans l'intervalle, ne conçoit pas même l'idée de me déranger en venant m'embrasser, qui de plus ne m'écrit jamais ; une maîtresse qui, pour un peu, ne saurait pas lire et ignore jusqu'aux titres des livres que je fais ; une maîtresse avec laquelle nous avons supprimé tout ce qu'on met de machine autour de la chose, poésie, tirades, filandres épistolaires, jusqu'à cet « échanges de deux fantaisies », ne laissant que le contact de deux épidermes... »
Dois-je ajouter à ce portrait le fait que d'après Edmond, l'organe génital de la femme a la même odeur qu'une crevette morte depuis huit jours ! Et dire qu'il passait pour un très bon observateur de la société de son temps... Maintenant, mesdames et mesdemoiselles, peut-être serez-vous moins pressées de vous précipiter sur le prochain prix Goncourt... Il y a d'autres bonnes plumes qui méritent d'être connues qui ont peut-être un meilleur nez en matière de littérature et de...
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