Lundi 20 avril 2009 1 20 /04 /Avr /2009 00:49

Je viens de trouver dans le Journal des Goncourt le portrait plutôt amusant de la maîtresse idéale d'un homme de lettre. Amusant, j'ai dit amusant ? Non, en fait je voulais dire scandaleux ! Il va de soit qu'on ne peut être que choqué par une telle vision de la femme : « ... une maîtresse à qui je donne à boire et à manger tous les huit jours, jamais plus, qui arrive à six heures et demie précises ; une maîtresse qui a un métier, qui l'occupe et dont elle vit ; que je reçois sans me faire la barbe, que je ne reconduis jamais ; qui jamais, dans l'intervalle, ne conçoit pas même l'idée de me déranger en venant m'embrasser, qui de plus ne m'écrit jamais ; une maîtresse qui, pour un peu, ne saurait pas lire et ignore jusqu'aux titres des livres que je fais ; une maîtresse avec laquelle nous avons supprimé tout ce qu'on met de machine autour de la chose, poésie, tirades, filandres épistolaires, jusqu'à cet « échanges de deux fantaisies », ne laissant que le contact de deux épidermes... »

Dois-je ajouter à ce portrait le fait que d'après Edmond, l'organe génital de la femme a la même odeur qu'une crevette morte depuis huit jours ! Et dire qu'il passait pour un très bon observateur de la société de son temps... Maintenant, mesdames et mesdemoiselles, peut-être serez-vous moins pressées de vous précipiter sur le prochain prix Goncourt... Il y a d'autres bonnes plumes qui méritent d'être connues qui ont peut-être un meilleur nez en matière de littérature et de...


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