« Lady Diana ferma les yeux. Ses mains se crispèrent davantage sur la chair satinée de ses seins. Deux boutons de rose germèrent à l'ombre verte des émeraudes. Elle frissonna dans le fond de jupe qui moulait en mauve la courbe jolie de ses hanches, entrouvrit les paupières et me scruta, silencieusement, derrière la trame ténue de ses longs cils. Les ondes, issues de nos deux corps, se cherchèrent dans l'espace. Nos désirs inavoués jouèrent à cache-cache dans le dédale de l'Indécision. J'eus peur du geste précis, annonciateur d'une volonté qui va s'affirmer. Alors... »
Non, ce n'est pas de moi. Il s'agit d'un extrait de La Madone des Sleepings, de Maurice Dekobra. Je devais en parler hier, mais j'ai repoussé pour cause d'anniversaire. D'ailleurs,
pour ne pas me répéter, je n'ai pas remercié individuellement celles qui me l'ont souhaité, aussi je le fais ici. C'était vraiment gentil et j'ai été touché que vous y pensiez... Bon, c'est vrai
qu'en même temps je venais juste d'en parler dans mon blog... Enfin, pour en revenir à ma Madone, je crois que c'est un peu à l'eau de rose, mais il faut reconnaître qu'il y a du style et je dois
avouer que j'ai eu beaucoup de plaisir à le lire. Je me suis régalé à découvrir les aventures de la scandaleuse Lady Diana Wynham. En fait, cela faisait un moment que je voulais le lire car
j'avais entendu parler de ce roman qui a connu un succès incroyable pendant les années folles. On en a même fait un film, avec dans le rôle principal Gisèle Pascal (qui fut la maîtresse d'Yves
Montand, Gary Cooper et du Prince Rainier III de Monaco).
En tout cas, c'était sympathique à lire, cela dit, je ne sais pas si je vais découvrir les autres œuvres de Dekobra : « Les liaisons tranquilles », « La Vénus à roulettes », « Flammes de velours », « Madame Joli-supplice »... Mais bon, il n'a pas eu tord d'exploiter le filon...
PS : je ne sais pas si mon article est bien intéressant car je viens de l'écrire à 4 heures du matin dans des circonstances un peu particulières. J'ai donné un cours taido un peu physique ce soir, appelé « entraînement de l'enfer », et une chose en entraînant une autre, nous nous sommes finalement retrouvés dans un bar pour une sorte de débriefing sportif... Quelques verres après, l'ambiance était très différente, surtout que c'était mon anniversaire et, à quelques jours près, celui d'un autre ami. A deux heures du matin, on a fini par nous mettre dehors. Un de nos amis devait se coucher pas trop tard, mais je ne sais pas ce qu'il lui a pris, en passant devant une boite de nuit du centre, le Boléro, il a tenu à tout prix à y entrer... Bref, quelques vodkas après, vers 3h et demie du matin, retours à nos pénates respectives... Enfin, tout ça était très sympathique et je dois dire assez émouvant... Je suis quand même très pressé d'aller me coucher, surtout que j'ai un mal fou à taper sur les touches de mon clavier et que pour chaque mot, je dois pratiquement m'y reprendre à trois fois !