Dimanche 9 août 2009 7 09 /08 /Août /2009 00:21

Petite découverte amusante faite hier alors que je faisais une recherche sur google concernant « Les promesses de l’équinoxe », livre de Mircea Eliade que j’avais beaucoup aimé… Je clique sur un lien (vous pourrez y jeter un oeil par curiosité : link) et je tombe sur une critique du livre en question… Je survole le début, certain d’y trouver peu d’intérêt, puis peu à peu me voilà emporté par le texte que je trouve très bien écrit et très intéressant. Je partage tout à fait l’avis du critique en question. Je regarde le nom : Marc Lefrançois, Angers, France.

C’était de moi !

En fait, il s’agissait plutôt d’un commentaire de lecture que j’avais déposé il y a pas mal de temps sur Amazon. Quelqu’un, en me citant, l’a manifestement repris pour illustrer le livre… Cela me fait penser à certains travaux universitaires ou certains écrits que j’ai pu envoyer à gauche à droite et dont je ne sais plus rien… Enfin, c'est toujours valable, sauf qu’à la fin j’ai oublié d’ajouter « roumain » après « sur la vie de l’écrivain »… Je reproduis quand même le texte retrouvé par hasard et qui reste une critique honnête de ma lecture des « Promesses de l’équinoxe » :

 

« Comme cette période de l'année où le jour se partage en une durée égale avec la nuit, Les promesses de l'équinoxe de Mircea Eliade portent en elle la même somme d'admiration étonnée et d'accablement résigné que ne peut manquer de ressentir le lecteur fasciné.
Mémoires autobiographiques de ce que furent les trente premières années du génial écrivain roumain, jamais livre n'a donné une image aussi saisissante, aussi frappante, de ce qu'ont pu être les années de formation du jeune Mircea Eliade. Dans la lignée d'un Demian, d'un Wilhelm Meister, ou d'un Martin Eden, on découvre les années d'apprentissage d'un jeune philosophe partagé entre son amour pour l'Inde, son travail universitaire et la rédaction de ses premières œuvres romanesques. En outre, constamment obsédé par ce désir qu'il porte en lui de réaliser toutes ses ambitions et ses nombreux projets, de s'épanouir spirituellement et intellectuellement, il sera en proie aux troubles puissants des premiers émois amoureux. Alors, comme le raconte merveilleusement bien Mircea Eliade, il n'aura de cesse, par l'exercice constant de la volonté et la pratique incessante d'exercices spirituels, de concilier les nécessités professionnelles d'une vie universitaire et littéraire déjà renommées avec ses aspirations personnelles et profondes, et d'harmoniser ses émotions amoureuses parfois tourmentées avec son désir absolu d'épanouissement spirituel.
Jamais, dans un style clair et érudit, on n'avait, depuis Marcel Proust, été saisi par cette furie d'échapper au temps qui passe irréductiblement et par cette pulsion morbide de féconder chaque instant par la création artistique, le travail intellectuel et l'expérience émotionnelle d'une spiritualité et d'une sensualité toujours en exercice.

Les promesses de l'équinoxe constitue le premier volume de ses mémoires dont Les moissons du solstice forment le deuxième et dernier volet dont la lecture devrait être aussi riche en enseignement sur le vie de l'écrivain le plus connu et le plus apprécié en France. »

 

Voilà, et pour célébrer ma trouvaille qui va me pousser à relire ce merveilleux livre, je mets ici une photo d’un des merveilleux trésors qui enrichissent ma bibliothèque : une dédicace de la main même de Mircea Eliade qui orne mon édition originale de « La nostalgie des origines ». Bien sûr, mais hélas, cet envoi de l’auteur ne m’est pas destiné puisqu’il date de 1971 et que je n’étais même pas né, mais si quelqu’un connaît le roumain et pouvait m’en apporter la traduction, ce serait vraiment sympa !


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Commentaires

On touche ici du doigt un problème quant à nos traces laissées sur la toile. Doit-on les protéger contre l'usurpation ou simplement les laisser tourner et s'enorgueillir qu'elles soient reprises ici ou ailleurs ? Vaste sujet.
Commentaire n°1 posté par arf le 09/08/2009 à 09h40
Oui, si on ne tient pas à être cité, on peut signer sous pseudo... pour le reste, eh bien tout peut être repris... On ne peut pas faire grand chose... Pour ma part, du moment qu'il y a mon nom associé à mes écrits, cela m'est égal... Mais c'est vrai que j'ai pris un risque en mettant mes aphorismes sur mon blog...
Réponse de Marc Lefrançois le 09/08/2009 à 10h18
je vais demander à une copine du forum dont je fais partie d'aller voir car elle a épousé un roumain me semble-t-il.
Commentaire n°2 posté par Janou le 09/08/2009 à 12h37
Coucou,
Voici ce que ça donnerait en français :

À Vona,
Ces broutilles - entre deux vacances...
L'hommage de Mircea Eliade
Paris, le 17 septembre 1971


Bon dimanche à vous !
Mihaela
Commentaire n°3 posté par Mihaela le 09/08/2009 à 12h39
Ouah, j'ai déjà réussi à trouver quelqu'un parlant le roumain et je sais enfin ce qu'il y a d'écrit... super! Merci vraiment!
Réponse de Marc Lefrançois le 09/08/2009 à 12h51
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