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Bibliophile, je n’hésite pas à courir les ventes aux enchères pour mettre la main sur quelques exemplaires particulièrement rares et précieux. Cette passion date de plusieurs années et est encore très présente chez moi, au point que cela va servir de point de départ de mon prochain roman. Hélas, elle doit cependant s’accommoder de certaines nécessités financières, les plus belles pièces étant particulièrement chères.
Cependant, il y a certaines collections que je me garderais bien d’acquérir.
Je pense notamment aux anciennes bibliothèques de médecins. En effet, il y a deux siècles, il y avait une pratique assez courante concernant les livres de médecine : c’était utiliser de la peau humaine pour relier les ouvrages. La matière première ne devait pas manquer, et paradoxalement, les médecins les plus mauvais avaient les plus belles bibliothèques… Une bonne astuce à l’époque pour choisir son médecin traitant, jeter un coup d’œil sur sa collection de livres…
Et pour que cela soit bien fait, certains n’hésitaient pas à participer eux-mêmes au tannage.
Et c’est ainsi que le grand anatomiste John Hunter confectionna son fameux traité de dermatologie. Je n’ose imaginer à quoi devaient ressembler à l’époque les ouvrages des autres spécialités…
John Hunter et un ancien patient
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