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Très intéressant ce numéro hors-série de Capital consacré aux « 50 plus grands patrons de l’histoire ». Il est vrai que certains ne sont pas très sympathiques, mais la créativité et la ténacité de ces hommes est assez étonnante. Comme le rappelle l’éditorial, « arrogants, impitoyables, scandaleusement payés : dans notre pays, l’image des patrons est exécrable », c’est vrai, mais « le métier de P-DG ne consiste pas à fumer le cigare en rêvant de virer des salariés pour améliorer les comptes ». J’avoue avoir été impressionné par le parcours de certains qui ont commencé comme pelleteur, télégraphiste ou vendeur de bibelots pour finir à la tête d’un empire industriel de plusieurs milliards de dollars.
Enfin, ce n’est pas tant le poids financier de ces empires qu’ils sont parvenus à créer, que la ténacité et l’inventivité de ces hommes qui m’a fasciné. Et un peu aussi de chance. Ainsi cette anecdote concernant Fred Smith, le créateur de Fedex. Il est à l’origine de ce concept génial de transport aérien express mais sa compagnie, sans doute un peu trop en avance, est sur le point de faire faillite. En juillet 1973, son entreprise n’a plus que 5000 dollars en caisse alors qu’elle doit en régler 27000 pour ses dépenses de kérosène de la semaine. Ce que va faire alors son patron est proprement incroyable. Au lieu de déposer le bilan, il part à Las Vegas pour le week-end et joue ces 5000 dollars au Black Jack. Quand il rentre, il a 32 000 dollars avec lui qui vont lui permettre de relancer sa société. Et quand on lui reproche d’avoir pris un tel risque, voilà ce qu’il répond : « Quelle différence cela aurait-il fait si j’avais perdu ? De toute façon, on n’avait plus de quoi faire voler nos avions… ».
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