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La misanthropie de certains auteurs a quelque chose de réjouissant. Peut-être parce qu’elle n’est pas la marque d’une sécheresse d’âme, mais plutôt d’une certaine tristesse désabusée devant une humanité souvent décevante.
Sans doute est-ce la raison pour laquelle nombreux d’entre eux préfèrent les animaux. Et notamment les chats, comme Paul Léautaud dont j’avais déjà parlé (ici, avec un autre de ses matous). Enfin, il avait quand même quelques amis humains, comme cette étudiante en médecine dont il ne partageait pas forcément la même façon de voir les choses. Ce qui pouvait parfois donner des dialogues un peu piquants :
- Quelle tristesse de voir tous ces gens mourir ! déplorait la jeune interne.
- Cela nous console de tous ceux qu’on voit vivre, répondait le vieil écrivain.
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