Partager l'article ! Cher confrère…: J’ai toujours cru que l’émulation était ce qui permettait le mieux de progresser. Je l’ai connue dans le sport où je ...
J’ai toujours cru que l’émulation était ce qui permettait le mieux de progresser. Je l’ai connue dans le sport où je n’avais de cesse de rivaliser avec mes amis. C’était toujours à qui s’entraînerait le plus dur, apprendrait le plus vite, réaliserait les meilleurs résultats...
Pour cela, je loue grandement les bienfaits de la compétition.
Mais bien sûr, cela ne doit pas tourner à l’obsession et, par ailleurs, il ne faut pas oublier de savoir lâcher prise.
Hélas, dans le domaine de l’écriture, l’émulation est assez rare. Certes, individuellement on peut nourrir une admiration silencieuse et lointaine pour un maître à penser, mais la relation entre auteurs contemporains tourne souvent à une rivalité pleine de jalousie.
Je crois cependant que dans le monde de la peinture, les rapports entre peintres peuvent s’avérer encore plus délicats. Bien sûr, on pourrait croire que cela vient d’une certaine rancune devant la difficulté à percer, mais j’ai trouvé les pires mesquineries chez les plus grands artistes.
On connaît la rivalité entre Matisse et Picasso.
En jour, pour calmer les choses, Matisse offre à Picasso une de ses peintures, le portrait qu’il vient de faire de sa fille Marguerite.
De retour au Bateau-Lavoir, Picasso se dépêche d’accrocher la toile au mur.
Par empressement de rendre hommage au génie de son camarade ?
Pas du tout.
C’était tout simplement pour pouvoir jouer plus commodément aux fléchettes, en s’efforçant de viser au mieux le visage de la fillette…
Derniers Commentaires