Mercredi 21 avril 2010 3 21 /04 /Avr /2010 00:37

Très intéressant et instructif ce dossier paru dans le denier numéro du magazine « Lire ». « Ce que gagnent les écrivains, enquête sur un tabou ». Car oui, c’est un tabou, comme l’affirme l’éditorialiste François Busnel pour qui c’est « une façon de lutter contre ce pharisaïsme mondain qui prévaut trop souvent : artiste pur et tout entier dévoué à la seule Littérature, d’un côté ; mercenaire prêt à se laisser soudoyer, de l’autre ».

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Je connais bien cet apparent paradoxe qui nous fait sans arrêt osciller d’un statut à l’autre. C’est vrai qu’être écrivain n’est pas exercer un métier tout à fait comme les autres et cette différence s’affirme au point qu’il peut arriver qu’on nous refuse la possibilité d’en faire un métier, c’est-à-dire d’en vivre. Pourtant, maintenant que je vis de ma plume, je mesure les sacrifices que j’ai faits pour en arriver là et me dis que je mérite bien la reconnaissance d’homme de lettres. Surtout lorsqu’on sait le snobisme dont font preuve certains à l’égard de toute personne faisant aveu d’écrire.

Toujours cette même hiérarchie qui vous placera plus ou moins haut dans ces esprits selon la place que vous occupez officiellement dans le monde de l’édition ou des médias. Il y a trois ans, je n’avais rien publié et je voyais bien les sourires moqueurs ou gentiment condescendants lorsqu’après avoir imprudemment confié écrire, à l’inévitable question « et vous êtes publié ? » j’étais obligé d’avouer que « non, pas encore ». Je savais d’emblée que la considération intellectuelle ne commençait à être donnée qu’avec une première publication. Mais cela ne s’est pas arrêté, car la question suivante fut « mais c’est quoi votre boulot à côté ? ». Finalement, pour que l’on prenne vraiment au sérieux ma passion de l’écriture, il a fallu non seulement je sois publié, mais que je parvienne à en vivre exclusivement. Et pourtant, je ne me considère pas meilleur pour autant.

Enfin, je suis conscient de cette hiérarchie de jugement qui existe, mais ce qui est déroutant c’est que d’une part on vous juge « vrai écrivain » si vous arrivez à vivre de votre plume, mais que d’autre part on attend de vous une sorte d’ascétisme qui vous interdirait de parler d’argent et de faire la promo de vos propres livres. Comme si essayer de vendre plus pour gagner simplement sa vie était profondément obscène et incompatible avec l’idée de l’artiste bohème vivant pleinement sa passion.

Et bien justement, pour vivre ma passion, et pour vivre de ma passion, j’ai besoin de parler de mes livres et de faire parler de moi. Non seulement ce n’est pas incompatible avec cet amour de la littérature qui m’accompagne depuis mon enfance et qui domine toute mon existence, mais c’est le seul moyen de vivre pleinement cet amour sans renoncement ni compromis. Je cours donc après les médias, détournant une partie de l’énergie que je pourrais investir plus utilement dans la lecture ou l’écriture, non par une sorte d’impulsion mégalomaniaque, mais par nécessité professionnelle. Je ne suis pas un négociant sans entrailles mais quelqu’un qui a besoin de vendre le produit de son art pour pouvoir justement aller plus loin dans l’exploration de cet art.

Il est vrai que, comme l’avoue un éditeur, si le cinéma et la musique s’assument comme industrie, dans l’édition, qui se vit comme un pan de la culture, on ne parle pas d’argent, qui est sale et forcément aux antipodes de la culture avec un grand C.

Enfin, je ne vais pas refaire le débat sur la culture et la place de l’argent, je conseille plutôt la lecture de ce numéro de Lire. Lecture qui sera sûrement plus instructive pour tous ceux qui veulent entreprendre de vivre de leur plume.

D’abord, quelques chiffres que je confirme : le contrat type prévoit que l’auteur touche environ 8% de droits d’auteur. C’est ce que je touche actuellement. Les plus connus peuvent plafonner à 14 ou 15%. D’Ormesson est d’ailleurs surnommé « Monsieur 18% » ! A l’inverse, des auteurs débutants ne peuvent percevoir que 5 ou 6%. Après, cela peut être différent selon la maison d’édition (se méfier des contrats du type 2% jusqu’au 400° exemplaire vendu, puis après 4% jusqu’au 500°… etc etc… sachant que pour un jeune auteur, il est difficile de dépasser les 400 exemplaires vendus. Certaines maisons publient donc un premier roman en sachant qu’elles ne verseront presque rien à l’auteur.). Pour chaque livre vendu, vous touchez donc environ 1 euro. Ce qui permet de se faire une idée…

Pour les à-valoir, ne pas trop rêver. Ils sont réservés en général aux auteurs connus ayant déjà réalisé un best-seller. D’après Lire, Marie Billetdoux a touché en 1997 une avance (non remboursable) de 325 000 francs sur son roman à venir, Pascal Jardin 800 000 francs et Houellebecq aurait touché 1,3 millions d’euros… En matière de droits d’auteur, on peut noter la belle performance de Muriel Barbery dont L’élégance du hérisson lui aurait rapporté 3 350 000 euros.

En dehors des à-valoir et droits d’auteur, il y a heureusement d’autres possibilités de gagner de l’argent avec sa plume. Les résidences d’écrivains, par exemple. Un de mes collègues avec qui j’étais en dédicace pour les éditions La part commune, vient d’ailleurs d’en décrocher une au Japon. Je crois qu’il s’agit de la villa Kujoyama où vous êtes hébergé, vos frais de déplacements sont remboursés (France-Japon), et vous touchez 2000 euros d’argent de poche par mois avec comme seule obligation d’écrire un livre… Il y a aussi les prix littéraires qui peuvent être dotés de plusieurs dizaines de milliers d’euros et les bourses d’aide à l’écriture, tout aussi intéressantes.

Bon, on en vient à ma méthode pour vivre de ma plume : la négritude.

Autrement dit, être nègre littéraire. Je préfère d’ailleurs le terme anglo-saxon de Ghostwritter, « écrivain fantôme ». Cela consiste à prêter sa plume à quelques célébrités n’ayant ni le temps ni le talent pour écrire leur propre livre. D’après le magazine, l’auteur touche une avance de 4 à 5000 euros et un pourcentage de 2% sur les ventes. Evidemment, je ne vais pas rentrer dans les détails en ce qui me concerne, sauf que je suis au-dessus de ces chiffres. Il faut dire que je me fais connaître pour mes propres écrits, ce qui joue évidemment en ma faveur. J’espère d’ailleurs pouvoir bientôt de m’affranchir de ce travail, pourtant très formateur au niveau du style et de l’écriture d’un livre…

Maintenant, si vous voulez en savoir plus, je vous recommande la lecture de l’article en question, sinon, pour ceux qui désirent en connaître davantage sur la publication, je vous renvoie à un autre de mes articles, (10 conseils pour être publié) ainsi qu’à cet excellent guide qu’est Audace, un annuaire des principales maisons d’édition et un guide vous permettant de vous faire publier plus facilement.

 


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Commentaires

Pas toujours facile de se faire reconnaitre pour son propre talent ... Effectivement, prêter sa plume peut être une solution palliative.

Bon mercredi ! Bisouxxx


Commentaire n°1 posté par le 21/04/2010 à 04h46

Oui, et je ne lache pas le morceau!

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h08

Très intéressant cet article ! Pour en vivre ce n'est pas évident ! Bonne journée

Commentaire n°2 posté par Elena800 le 21/04/2010 à 05h43

Merci! Oui, il faut se battre!

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h08

Pas facile la vie d'écrivain!

Mais ta persévérance commence à payer!

Bon mercredi

bisous

Commentaire n°3 posté par judith le 21/04/2010 à 06h07

Oui, j'arrive à en vivre, et on n'est pas si nombreux que cela...

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h09

c'et une question que je me suis posée pour savoir comment tu t'en sortais en etant "jeune" ecrivain

c'est sur que preter sa plume pour quelqu'un d'autre permets de vivre à peu prés normalement aussi

la traduction ne t'as jamais tenté non plus????

Commentaire n°4 posté par frederique le 21/04/2010 à 07h06

être traduit? Normalement c'est en court...

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h10

Je viens d'apprendre beaucoup de choses grâce à ton article car c'est un monde que je ne connaissais pas du tout. J'espère sincèrement qu'un jour tu pourras t'affranchir de ton travail de ghostwritter.

Commentaire n°5 posté par Bruno le 21/04/2010 à 07h37

Oui, c'est en bonne voie!

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h10

L'argent ou la gloire, parfois les deux

Bonne journée

Commentaire n°6 posté par Marithe et Alain le 21/04/2010 à 08h21

et des fois ni l'un ni l'autre!

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h10

Ecrire n'est certes pas donné à tout le monde. Et tu fais parti de ces quelques personnes qui arrivent à parler de cet Art aussi librement.

Je dis qu'au contraire il ne faut pas le cacher mais l'exposer au grand jour et de faire naître d'autres passions...

Bonne journée à toi

Commentaire n°7 posté par lydia lebrun le 21/04/2010 à 08h30

Oui, c'est juste... merci et bonne journée à toi aussi!

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h11

Article très intéressant. En effet ce sujet reste malgré tout assez peu abordé, et moi même je n'ai aucune connaissance sur ce sujet. Comme quoi il peut être difficile de faire reconnaître son talent.

Commentaire n°8 posté par Anne Jakubowski le 21/04/2010 à 08h51

Merci, mais la difficulté peut être stimulante...

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h11

8% de droits d'auteur ! Mazette, c'est peu... Tiens, je viens d'inventer une cousine lointaine à Trophime, ses premières aventures paraissent aujourd'hui sur mon blog.

Commentaire n°9 posté par Armande le 21/04/2010 à 09h07

Non, ça va, c'est la moyenne...

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h11

voila des renseignements très interressant . merci

Commentaire n°10 posté par muncho le 21/04/2010 à 09h59

Merci! J'en donne au fur et à mesure...

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h12

Trés intéressant ! je me posais aussi cette question, comment un jeune écrivain peut vivre de son seul travail d'écriture !

Voilà qui me fait penser à celui de peintre ! REDOUTABLE ! car là pas question d'étre négre d'un autre .......

il faut dépenser une telle énergie pour simplement exposer, trouver une galerie , assurer la com .......devoir faire du public-relation, etc...

Bonne journée , bonne coninuation

 

Commentaire n°11 posté par Denise le 21/04/2010 à 10h09

Ce qui est embêtant, c'est lorsque ce n'est pas dans sa nature de s'exposer ainsi... et cela à nuit à beaucoup d'écrivains!

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h12

 

J'aurai un petite pensée pour vous demain.. 15 ème journée du livre et des droits d'auteur...journée dont où l'on fête ... les enfants ( en Turquie ) et les auteurs...

Commentaire n°12 posté par nina d'istanbul le 21/04/2010 à 10h14

J'espère que cela s'est bien passé... merci!

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h13

ah c'est intéressant

je reviendrais relire plus au calme

bon mercredi

Commentaire n°13 posté par Angélique le 21/04/2010 à 11h41

Bonne lecture alors!

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h15

Article intéressant... Je me demandais si tu connaissais également la répartitition du budget restant pour l'éditeur (les 92%, donc).

Merci pour cet article.

Commentaire n°14 posté par Eres le 21/04/2010 à 11h46

Oui, je connaissais... Je sais que l'éditeur ne gagne pas forcément beaucoup, c'est surtout le distributeur qui touche la part du lion...

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h15

Bonjour Marc (prénom de mon frère) je te remercie pour ton mot chez amtealty où je suis hébergée amicalement n'ayant pas de blog perso juste un site ou je poste depuis un an mes modestes poésies ludiques avant tout chose... A compte d'éditeur et non à compte d'auteur... Le premier n'est pas une arnaque m'avait dit un jour A. Nothomb, les poètes sont moins de oo,1% à vivre de leur plume avait-elle ajouté... Je prête gracieusement mes mots pour agrémenter le site d'amtealty lorsqu'elle est en panne d'inspiration, elle m'appelle gentiment son nègre plume de soie et moi ça me va ainsi, plaisir partagé ! Mais longue et bonne route dans l'édition à toi Marc c'est que tu mérites ta place dans les bibliothèques, nègre ou pas.... Cordialement de JB

Commentaire n°15 posté par jill bill le 21/04/2010 à 11h55

Merci, et bravo pour tes poésies! C'est encore plus dure que le roman! Bon courage...

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h16

Comme je comprends, ô combien, le contenu  de cet article! Ayant tour à tour été danseuse (lorsque j'étais jeune), comédienne, peintre...

On pense communément  que les artistes ne vivent que d'amour et d'eau fraîche. Certes nous avons la passion chevillée au corps, mais nous n'avons pas forcément envie de vivre en guenilles, à la belle étoile.

Je me suis installée en Grèce en 2006 et j'ai commencé à écrire. Enfin! quand je dis "commencé" ce n'est pas tout à fait vrai.J'écrivais depuis longtemps, des textes non publiés, qui ne vivaient que le temps d'un spectacle.

Donc, je continue d'écrire:  des nouvelles, un roman, des contes pour enfants.

Etant loin de France, je n'ai pas trouvé d'autre solution que l'auto-édition et je fais partie des auteurs qui gagnent 1 euro par livre. Pourquoi je continue ? Uniquement par amour de la littérature. Sinon, je vis des mes modestes rentes (soit les économies de toute une vie de labeur consacrée à l'art)

 

 

Commentaire n°16 posté par lizagrèce le 21/04/2010 à 12h42

Bravo pour cette vie d'artiste! Pour la littérature, sans l'amour de l'art rien n'est possible... Je suis déjà très heureux de réussir à en vivre!

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h18

On devrait pouvoir vivre de ses passions ou de ses choix sans avoir à se justifier auprès des autres ! Quels que soient nos choix d'ailleurs !

Mais ce grand jour n'est pas là d'arriver ! A partir du moment où vous sortez du troupeau, vous n'êtes qu'une brebis égarée !

J'admire votre persévérence et votre volonté Marc !

Sans oublier votre plume aussi !

Bel après-midi !

Commentaire n°17 posté par Guislaine le 21/04/2010 à 13h18

Merci... cela dit, ça toujours été une passion chez moi, donc pas de choix difficile à faire, cela s'est imposé naturellement...

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h19

rien à voir avec les droits d'auteur audiovisuels, diantre ! pour eux c'est la poule aux oeufs d'or, ce qui n'est pas le cas des écrivains pourtant tout aussi méritants. Quel parcours du combattant...en solitaire !
Pour ce qui est de ta pirouette, pas facile du tout de se détacher de son style ... 

Ecrivain aujourd'hui, faut en avoir de la rage, bonne chance à toi !

Commentaire n°18 posté par Chantal le 21/04/2010 à 13h18

L'épreuve peut permettre de se surpasser aussi...

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h20

Marc j'ai lu ton message concernant mon lien. Le pb vient de toi, probablement une erreur de saisie dans l'enregistrement. Tu me tiens au courant ?

Commentaire n°19 posté par Chantal le 21/04/2010 à 13h20

Oui, cela doit venir de moi. Cela me met toujours que le blog n'existe pas, mais je ne sais pas pourquoi...

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h21

Les écrivains de l'ombre permettent à d'autres d'exister.

Patrick Cauvin fut nègre avant d'être ce qu'il est...

 

J'aime la façon dont tu parles de ton métier.

Je crois que c'est loin d'être facile.

 

J'avais acheté ce magazine. J'ai beaucoup appris en le lisant.

 

Merci pour tout, Marc.

Commentaire n°20 posté par Quichottine le 21/04/2010 à 13h31

Oui, je le fais surtout par passion... Suis quand même très heureux de pouvoir en vivre, cela n'est pas permis à tout le monde...

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h21

De précieux conseils, merci...

Commentaire n°21 posté par marlou le 21/04/2010 à 13h50

Oui, j'essaye de faire partager un peu de mon expérience...

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h22

Très interessant comme article, en effet ! Moi même amoureux des livres, mais n'ayant hélas aucun dont de plumes, je suis devenu lbraire... Je reste particulièrement admiratif du courage et de la persevérance qu'il faut aux "jeunes" auteurs pour percer !

Bonne continuation !

Commentaire n°22 posté par MrLeroux le 21/04/2010 à 13h51

Libraire... J'ai aussi pensé le devenir, mais j'aime tellement les livres que cela m'aurait fait mal au coeur de les vendre!

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h22

Si les livres étaient ronds et rebondissaient, certainement gagnerais-tu beaucoup plus d'argent !... Effectivement ce sujet n'est pas assez abordé dans les médias. Beaucoup d'écrivains sont passés par l'enseignement comme Pennac, Picouly, etc.,  ou alors ils dessinent, peignent, font de la télé ...Jean Rouaud a vendu des journaux et d'autres attendent l'approche de la retraite. Sûr qu'il faut du courage et même une certaine audace !

Commentaire n°23 posté par Lily le 21/04/2010 à 15h02

En fait, l'enseignement c'est ce que j'ai fait avant de pouvoir en vivre... Il ne me reste plus qu'à faire connaître mon nom au niveau national...

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h23

Excuse-moi, j'ai parcouru seulement...je ne cherche pas d'orientation professionnelle j'ai longuement donné...Crois-tu que c'est rentable d'être poètes, mais moi j'aime çà et je suis à la retraite(petite) et depuis 20 ans, c'est un gouffre... mais quand on  "aime on ne compte pas "!!

Courage et bonne réussite !!

Commentaire n°24 posté par marielle le 21/04/2010 à 15h07

Non, la poésie n'est pas rentable! Mais pour le reste, oui on peut vivre de ses romans...

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h24

ce livre m'a l'air très interessant

il est toujours bon d'en savoir plus

bisous créoles

Commentaire n°25 posté par SONYA 9 7 2 le 21/04/2010 à 16h46

Oui, merci!

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h24

Reçu ce matin dans ma bal, et oui je suis abonnée à Lire depuis............; pfffffffffff on en parlera meme pas !!!! et eu encore le temps de le lire, mais la couverture m'a interpellée; on se pose tous la question sans en avoir la réponse, puisque l'on a pas tous un écrivains dans ses relations.......... ha oui moi si maintenant !!!

Pourquoi ne pourrait on pas vivre, et meme bien vivre de son art ?? et dire qu'il y en a qui pense encore  qu'un artiste ne doit vivre que de l'air du temps, pour ne pas dire d'amour et d'eau fraiche..........; ou alors etre reconnu une fois mort........... mais l'on se rend compte que ce n'est pas l'écrivain qui touche le plus............. pourquoi ? après tout c'est lui qui est à la base de tout ?

Commentaire n°26 posté par Sandra de Montpellier le 21/04/2010 à 17h02

Bonsoir Marc

Ton article est fort intéressant !

 

 

Commentaire n°27 posté par lyly le 21/04/2010 à 17h37

Merci Lyly!

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h25

Bonjour,

Merci pour votre passage sur mon blog. En effet peu de personnes s'appellent "Anselme", c'était plus courant au 18 ème siècle.... je viens de lire une partie de votre article... J'ai publié trois ouvrages et je n'ai reçu aucun euros en retour, en bref je me suis fait avoir... On a aucune considération pour les auteurs... ce n'est que mon opinion.

Amicalment Arlette

Commentaire n°28 posté par Arlette le 21/04/2010 à 17h42

Ce n'est pas normal! C'était chez quel éditeur?

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h25

merci pour ce passage sur mon blog et pour le commentaire .

j'ai appris et eu confirmation de ce que je connaissais sommairement de l'écrivain cette lecture est fort interressante et j'ai pris plaisir à découvrir le sujet .une belle information qui va sûrement interrésser plus d'un lecteur ou écrivain néophite .

merci

cordialement

tony

 

Commentaire n°29 posté par tony.. le 21/04/2010 à 18h07

Merci Tony, et à bientôt peut-être!

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h26

Abonnée à Lire, j'avais lu cet article très intéressant, même si je ne suis pas du tout auteur ! Il y a des disparités assez impressionnates entre les "reconnus" et les petits débutants !

Par contre, je ne connaissais pas le terme de "Ghostwritter". C'est tellement plus agréable à l'oreille que "nègre" !

Par contre je ne connaissais pas Audace et ça, c'est une très bonne information pour moi. Merci ! :)

Commentaire n°30 posté par Tulisquoi le 21/04/2010 à 18h17

Oui, je recommande vraiment ce guide qui m'a beaucoup aidé... cependant il est un peu cher, 50 euros je crois...

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h27

Hum, je devrais peut-être aussi me relire avant de valider un commentaire où en quelques lignes, je place deux fois "par contre..."

Commentaire n°31 posté par Tulisquoi le 21/04/2010 à 18h19

Bah, ce n'est pas bien grave...

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h28

article vraiment très interessant ....J'ai appris beaucoup de choses!!  merci pour cet article ! b ien amicalement! sylvie

Commentaire n°32 posté par sylvie le 21/04/2010 à 18h54

Merci, je fais un peu partager mon expérience...

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h28

Bonsoir Marc, la terre peut se mettre en colère, tout est vivant sur cette planète et la poésie est très symbolique, ne pas l'oublier ! L'humain ne se rabaisse pas, du fait de se mettre en colère, il est simplement humain! La terre peut en faire autant, tout est énergie sur cette planète et tous n'évolue pas au même rythme, tout est vivant et se transforme, même la pierre a un coeur qui bat! En fait, j'ai appris beaucoup de choses à ce sujet que je peux débattre avec vous! Et si la terre est en colère elle ne se rabaisse pas pour autant...bonne soirée Lucye

Commentaire n°33 posté par Lucie le 21/04/2010 à 20h28

Merci Lucye!

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h29

Pas encore lu ce n° de Lire.

Commentaire n°34 posté par Catherine le 21/04/2010 à 20h42

Il est intéressant...

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h29

Depuis que je sais écrire, j'écris des histoires, sur des cahiers, mais je n'ai jamais publié. Ton artcle est très intéessant !

Commentaire n°35 posté par écureuil bleu le 21/04/2010 à 21h49

Et maintenant il y a ton blog!

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h31

Petit cop/coll (désolée) pour venir te souhaiter une bonne soirée ! bi*sou

Commentaire n°36 posté par lajemy le 21/04/2010 à 23h24

Merci!

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h31

Moi ch'rai jamais un grant_écrivain! 1M69! Sniff!

Tu veux pas écrire un livre pour moi? Je te donnerai 18% (autant que d'Ormesson) de mes gains!

Commentaire n°37 posté par Alainlerigolo le 22/04/2010 à 00h01

Bonsoir. Tu écris sur un sujet sensible: la rémunération de la culture. Sujet tabou et vulgaire! L'argent, berk! C'est intéressant. Bonne chance, paye vite l'impôt sur la fortune!

Commentaire n°38 posté par Pichenette le 22/04/2010 à 00h08

Devrais-je alors aller vivre en Suisse comme tous les écrivains célèbres?

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h32

Bonsoir Marc. Merci de votre visite qui me permet de venir sur votre site et lire votre article. Un article magnifique,  édifiant sur les droits des écrivains. Je sais qu'ils se font gruger par les éditeurs et qu'il reste peanuts pour eux.. qui ont trimé pour enfin éditer leur livre... Mais il est vrai que tant que l'on ne s'appelle pas Marc Lévy ou autres les éditeurs en profitent largement... Mais un jour viendra où le talent est reconnu et là ça change tout. Heureusement qu'en attendant il y a le plaisir d'écrire et ça personne ne pourra vous le prendre. En attendant je vous souhaite beaucoup de succés et bon courage pour la suite.  Bises.

Commentaire n°39 posté par Allegra le 22/04/2010 à 00h09

Merci, et j'arrive à en vivre, c'est déjà très bien!

Réponse de Marc Lefrançois le 24/04/2010 à 00h32

C'est étrange, mais sans doute est ce lié au monde de la poésie, je ne suis publiée que dans des anthologies ou alors des revues et finalement, ce passage au papier ne me tracasse pas plus que cela. je crois que l'internet va révolutionner le statut de l'écrivain. D'ailleurs, niombre d'entre eux, comme François Bon, publient désormais sur internet avant de se faire publier papier. J'aime en tous cas la relation étroite avec le lecteur et il me ferait tant de peine d'apprendre qu'un ouvrage édité est parti au pilon comme 80% de l'édition française au bout de trois semaines de mise en vente...

Commentaire n°40 posté par Viviane le 22/04/2010 à 09h06

C'est vrai qu'internet est formidable pour cela, mais on ne remplacera pas le papier... en tout cas bravo car même dans des anthologies, ce n'est vraiment pas facile de publier de la poésie!

Réponse de Marc Lefrançois le 23/04/2010 à 12h02

Trés instructif

le monde de l'édition et du livre est une vraie jungle

amitiés

Marc

Didier

Commentaire n°41 posté par Didier le 22/04/2010 à 11h13

Oui, il faut être prêt à devenir une sorte de Tarzan des lettres pour réussir...

Réponse de Marc Lefrançois le 23/04/2010 à 11h54

Bonjour en cette belle journée ensoleillée ! Me voici arrivant sur ce blog et lisant , lisant ....J'ai aimé le terme " condescendant " qui effectivement parle bien du regard des gens sur les débutants dans tous les arts : livres, peintures, sculptures ......Moi j'écris depuis longtemps car j'ai cela en moi mais je m'occupe de mettre en livre mes écrits d'aujourd'hui , d'hier , de maintenant ...

Bonne continuation et bonne santé et bon moral pour la suite .

Commentaire n°42 posté par fanorise le 24/04/2010 à 09h46

Merci, et bon courage! L'écriture est aussi un combat...

Réponse de Marc Lefrançois le 25/04/2010 à 22h58

Bonjour Mar

L'éditeur s'appelle Guy Boullianne de chez "Mille Poètes".

Bon dimanche à toi et bon succès dans tes créations littéraires... Amitiés Arlette

Commentaire n°43 posté par Arlette le 25/04/2010 à 13h46

Merci pour ta réponse. Bonne semaine Arlette!

Réponse de Marc Lefrançois le 26/04/2010 à 23h22

Très bon article ! Merci de partager ça avec nous, sa m'aide à mettre en perspective la situation.

Commentaire n°44 posté par Frédéric Yelle le 25/04/2010 à 17h31

Oui, j'aime faire partager mon expérience...

Réponse de Marc Lefrançois le 26/04/2010 à 23h40

C'est drôle, que tu sois venu commenter chez moi pour la première fois le jour où je m'apprête à écrire quelque chose sur les salaires dans un autre domaine où parler d'argent est tout aussi délicat : l'humanitaire.

C'est très intéressant d'avoir ce regard "de l'intérieur", je m'étais souvent posé des questions sur la rémunération des auteurs. Reste plus qu'à piquer le dernier Lire de mes parents pour approfondir le sujet !

Commentaire n°45 posté par Swan le 26/04/2010 à 11h19

Oui, pour les auteurs il s'agit de faire un habile compromis entre la passion et la nécessité d'une vie sociale épanouie... enfin, sauf pour les génies, mais là c'est autre chose...

Réponse de Marc Lefrançois le 26/04/2010 à 23h51

Une hiérarchie, c'est cela. Partout.. Une pyramide dont le sommet est inaccessible, gardée par des loups ou des fauves. lol 

bonne journée

clem

Commentaire n°46 posté par clémentine le 28/04/2010 à 15h03

Je viens de l'acheter, mais je n'ai pas eu encore le loisir de m'y plonger entièrement.

Je pense que le prix d'un écrit est la reconnaissance qu'on lui accorde et l'interet qu'on lui porte.

Elsa Bren.

Commentaire n°47 posté par Elsa Bren le 28/04/2010 à 15h09

Cher monsieur Lefrançois,

La négritude comme vous dites, est peut-être une sollution. Mais si l'on veut vraiment que les livres soient à nous, je pense que notre nom en gros sur une couverture peut être une belle reconnaissance.

Et où puis-je trouver ce guide magique que vous conseillez, l'annuaire des maisons d'editions.

Amicalement,

Elsa Bren.

Commentaire n°48 posté par Elsa Bren le 28/04/2010 à 15h12

Je sais je suis un peu en retard pour faire un commentaire, mais cet article s'est mis en liste de page alors .....

Je treouve que c'est trés courageux de ta part, de parler aussi ouvertement de ce problème. Et je comprends que certaines questions telles que "mais vous vivez de quoi ?" ou " peut-on vivre de cette profession" puissent être assez génantes.

Pas facile de se faire connaître, sinon en parlant de soi !! Même combat pour moi.

En tout cas, tu es sur la bonne voie.

Commentaire n°49 posté par Sigrid le 01/05/2010 à 22h26

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