« Depuis dix-huit mois, la duchesse de Langeais menait cette vie creuse, exclusivement remplie par le bal, par les visites faites pour le bal, par des triomphes sans objet, par des
passions éphémères, nées et mortes dans la soirée. Quand elle arrivait dans un salon, les regards se concentraient sur elle, elle moissonnait des mots flatteurs, quelques expressions passionnées
qu’elle encourageait du geste, du regard, et qui ne pouvaient jamais aller plus loin que l’épiderme. Son ton, ses manières, tout en elle faisait autorité. Elle vivait dans une sorte de fièvre de
vanité, de perpétuelle jouissance qui l’étourdissait. »
Comme on peut le voir, le film vu hier m’a donné envie de relire Balzac. Je replonge donc avec plaisir dans La duchesse de Langeais…