Partager l'article ! Marc/Angers-Noyant : 1-0 !: Comme j’avais prévu de passer l’après midi devant mon Pc pour écrire, je suis allé faire du sport ce matin. ...
Comme j’avais prévu de passer l’après midi devant mon Pc pour écrire, je suis allé faire du sport ce matin. Un peu de muscu dans le club de fitness pas très loin de chez moi. A cet horaire, je me retrouve à m’entraîner avec l’équipe de handball Angers-Noyant.
J’arrive donc dans la salle, assez décontracté. Je suis le seul client de la salle à m’entraîner à ce moment-là, et je comprends pourquoi : l’équipe est constituée de solides gaillards qui squattent un peu tous les appareils. J’en repère quand même un qui se libère. Il s’agit de la barre où l’on fait des squats, c’est-à-dire des flexions pour travailler les cuisses. Je demande donc au type s’il a fini. Il acquiesce, et comme il est sympa, il s’apprête à décharger la barre qui doit au moins être à cent kilos. Manifestement mon gabarit ne l’impressionne pas vraiment et il se fait de moi l’idée d’un débutant venu essayer de s’épaissir un peu. C’est vrai qu’à première vue je ne suis pas un habitué des salles de muscu, mais j’ai quand même de l’expérience, sans compter que 20 années de pratique intensive de taido m’ont permis d’avoir quand même une certaine tonicité, surtout au niveau des cuisses, très sollicitées dans cet art martial…
Bref, me voilà quand même un peu vexé, alors évidemment je ne peux m’empêcher de faire le malin. Je lui dis de laisser la barre comme elle est, et à son grand étonnement, je vais chercher deux gros poids de 15 kilos chacun que je vais ajouter à chaque extrémités de la barre, ce qui me permet aussitôt de capter l’attention générale. Je peux percevoir leur pensée presque tangible à ce moment-là : « Mais il est malade, il va jamais réussir à soulever cette barre et en plus il va se vautrer comme une merde. On va bien se marrer ! »
J’en vois quelques uns qui s’approchent, histoire de m’assurer et de me venir en aide au moment où la barre pèsera de tout son poids sur mon épaule. Faisant mine de rien, je soulève donc les poids et je commence mes flexions. Bon, c’est quand même très lourd, 130 kilos, mais j’ai déjà soulevé ce genre de poids à l’époque où je m’entraînais plus sérieusement et les terribles positions du taido m’ont donné une puissance qu’ils ne peuvent soupçonner (tiens, c’est curieux cette étrange satisfaction que j’ai à écrire ce genre de phrase…). Bref, j’en suis donc à faire tranquillement mes répétitions, devant les regards étonnés des handballeurs qui doivent facilement peser 20 kg de plus que moi. Après quoi, j’enlève les poids tout en faisant ce petit commentaire, l’air de rien : « J’ai allégé la barre, si vous voulez travaillez dessus… »
Dégoutés qu’ils étaient… Ah, la vanité masculine…
Bon, c’est vrai que cet après-midi j’ai eu un peu du mal à bouger de ma chaise, mais j’avoue que ce genre de satisfaction, tout à fait mesquine et enfantine, j’en conviens, a de quoi réchauffer le cœur d’un angevin frigorifié par les premiers froids sibériens…
Derniers Commentaires