En plus d’une écriture magnifique, Vladimir Nabokov et moi partagions (car l’un de nous deux est mort, hélas) un autre point commun : une certaine difficulté à s’exprimer en public et le même remède miraculeux permettant de vaincre ce stress de mauvais aloi. En effet, Bernard Pivot raconte que l’auteur de Lolita n’avait accepté de participer à Apostrophes qu’à deux conditions : il connaîtrait d’avance toutes les questions (petit malin, va !) et il aurait toujours à sa disposition son petit whisky. Comme on peut le voir sur la vidéo où il a en effet l’air très à l’aise, il y a assez curieusement devant lui une pile de livres, non une montagne, dont on connaît maintenant la raison : ils servaient à masquer le fameux whisky !