Vendredi 22 novembre 2013 5 22 /11 /Nov /2013 00:05

On ne cesse depuis quelques années de nous prédire une prochaine fin du monde. Celle-ci n’arrivant pas, c’est une autre prédiction qui est exhumée du fond de la jungle maya ou des archives vaticanes.

Comment arriver à vivre sereinement avec cette épée de Damoclès sans cesse suspendue au-dessus de nos têtes ?

Louis XIII eut aussi à connaître cette regrettable expérience. Dans les premiers jours de 1630, deux de ses médecins versés dans l'astrologie prédisent qu’il va mourir avant la fin de l'année : "Le roi sera mort avant que le soleil soit sorti du signe de l'écrevisse."

Evidemment, cela finit par arriver jusqu’ aux oreilles du souverain. On imagine alors quelle est son inquiétude. Comme beaucoup d’esprits de son temps, le souverain est superstitieux et particulièrement sensible à ce genre de prédiction. C’est donc dans une profonde angoisse qu’il voit arriver la date fatidique du 31 décembre.

Fort heureusement, et contre toute attente, la Saint-Sylvestre passe sans incident fâcheux. Le roi, sain et sauf, peut désormais avoir la tête à autre chose. Comme, par exemple, se venger de ces deux apprentis devins qui lui ont causé tant d’inquiétudes. Qu’à cela tienne, ceux-ci sont accusés d'avoir tenu "des propos téméraires et sinistres".

Jugés, ils sont condamnés aux galères perpétuelles en octobre 1631.

Ça leur fera les bras, comme on dit.

Certes, on ne peut plus exiler les oiseaux de mauvais augure dans la station Mir, puisqu’elle n’existe plus, mais un petit séjour en pleine jungle maya avec thalasso dans les cénotes, ces anciens puits sacrés voués aux sacrifices humains, aurait peut-être de quoi faire réfléchir certains esprits avant de nous ficher la frousse...



 


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ISSN : 2267-0742

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