Partager l'article ! Paul Morand et Marcel Proust: J’ai lu récemment la correspondance du premier et suis en train de relire avec plaisir le second. En fait, je ...
J’ai lu récemment la correspondance du premier et suis en train de relire avec plaisir le second. En fait, je relis perpétuellement « A la recherche du temps perdu », chef-d’œuvre littéraire absolu. Je connaissais l’amitié qui unissait les deux hommes et Paul Morand, dans sa correspondance, évoque très souvent la figue tutélaire de Marcel Proust. Je suis donc amusé de tomber dans « Le temps retrouvé », page 2206 de mon « petit » volume Quarto (qui a le mérite de publier la Recherche en un seul volume), sur cette phrase :
« Quand Auguste de Pologne, comme raconte le charmant Morand, l’auteur délicieux de Clarisse, échangea un de ses régiments contre une collection de potiches chinoises, il fit à mon avis une mauvaise affaire. »
En fait, Clarisse est une héroïne du recueil de nouvelles de Paul Morand « Tendres Stocks » qui le rendit célèbre et dont le préfacier ne fut autre que… Marcel Proust ! Ce dernier était connu pour son extrême gentillesse et sa grande générosité, ce qu’on peut apprécier ici puisque, non content d’écrire une préface pour son ami, il parle si gentiment de son livre dans son propre roman, le rendant ainsi doublement immortel (si toutefois la chose est possible).
Voilà pourquoi bientôt « Tendres stocks » va rejoindre mes « redoutables stocks » de livres à lire d’urgence…
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