Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 00:25

Je viens encore d’entendre un journaliste parler de « travailler sur Paris » au lieu de « travailler à Paris ». Le matin même, à la radio, un autre journaliste parlait de magasins bien achalandés dans le sens évident de « bien approvisionnés » alors que cela signifie en fait « qui a de nombreux clients ». Peu de temps après, c’est un présentateur télé qui parle des mœurs en prononçant bien le « s » final, alors qu’il n’y a aucune raison pour le faire (« meur » et non « meurseuh »). Et enfin, un extrait où l’on voit Laure Adler parler des « choses qu’elle n’aurait jamais dit [sic] » au lieu de « dites »

 

Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Ah si Laure Adler connaissait un peu les titres de Marc Lévy^^
Commentaire n°1 posté par Cynthia le 23/10/2009 à 02h38
Ah je suis bien d'accord avec toi ! Même Monsieur Antonini, Maire de notre chère ville, a écorché mes oreilles en disant "5 grant axes". Eh oui, bienvenue dans les liaisons dangereuses des Inconnus !!
Commentaire n°2 posté par Delphine le 23/10/2009 à 08h44
Ah, ce cher Jean-Claude... A ce propos, pas de nouvelles de mon pont?
Réponse de Marc Lefrançois le 23/10/2009 à 09h40
Non, pas de nouvelles de ton pont mais à chaque fois que je passe dessous avec des personnes différentes, je leur dis : "Tiens, le pont Marc Lefrançois avance bien !". Du coup, ils me demandent qui c'est, et ça te fait de la pub !
Commentaire n°3 posté par Delphine le 23/10/2009 à 09h47
Génial!!!
Réponse de Marc Lefrançois le 23/10/2009 à 13h07
Et bien moi, ce matin, à la radio, ils parlaient de la langue "belge" car étant belge de pure souche, je ne me rends jamais bien compte à quel point mon language peut être sujet à de mauvaises interprêtations...ils donnaient des exemples de phrases et je peux vous assurer, que moi même je ne dis pas la moitié de ce qu'ils disent ("aller au coiffeur" jamais ça ne sortira de ma bouche de même que "je te dis quoi")  néanmoins j'ai bien rigolé...
Commentaire n°4 posté par Cécile le 23/10/2009 à 10h09
Je me permets de vous rappeler que la grammaire des journalistes n'est pour personne une nouveauté. Cependant il me semble un peu facile de citer leurs erreurs. Ne serait-il pas plus constructif de parler des fautes dans l'instruction de la grammaire dont ils ont manqué ? Et pourquoi pas de la raison de cette absence ? Pouvez-vous expliquer pourquoi vous possédez ces connaissances et pas eux. Comment remédier à ce problème ? Car je suis de la même génération que ces journalistes, voire plus jeune, et je fais aussi beaucoup de fautes de français. Or la grammaire n'est pas une science infuse et jeter la pierre est si facile. J'ai essayé de rédiger un commentaire constructif, mon but n'étant pas de lapider votre jugement, mais de remettre en cause son fondement.
Commentaire n°5 posté par clementine le 23/10/2009 à 12h07
Non, pas de problème! Simplement, comme je suis écrivain, on ne me loupe pas quand je fais une faute. C'est de bonne guerre, même si en réalité les plus grands écrivains ont pu faire énormément de fautes, l'imagination primant la grammaire... En revanche, un journaliste est supposé être passé par les meilleures écoles, et celui qu'on voit à la télé ou que l'on entend à la radio représente l'élite de sa profession, il devrait donc être irréprochable... J'allais ajouter, mesquinement, surtout pour le prix qu'il est payé!
Réponse de Marc Lefrançois le 23/10/2009 à 13h11
Je trouve moi aussi la critique un peu facile. Enseignante de Lettres, j'entends à chaque cours des propos qui vous feraient frémir d'horreur... Je ne m'y habitue pas mais je relativise et ne me formalise plus autant des fautes commises par mes élèves ou...les journalistes. Quant à Laure Adler, que j'apprécie, ce petit écart de langage montre que la perfection linguistique n'est pas de ce monde... Et oui, même elle peut commettre une erreur !
Commentaire n°6 posté par Armande le 23/10/2009 à 19h02
J'étais également enseignant avant de vivre de ma plume, je suis donc bien placé pour le savoir... Il reste que je parle ici des journalistes qui représentent l'élite de leur profession et qui  se doivent de parler un français correct. Bien sûr, je ne parle pas de simples écarts de langage, ce qui est compréhensible, mais de cette dérive qui fait qu'il ne reste plus guère de personnes pour incarner vraiment tout le raffinement de la langue de Molière...
Réponse de Marc Lefrançois le 23/10/2009 à 20h37
D'accord avec toi Marc, sauf que le mot "achalander" possède les deux sens...jette un oeil sur le dico...je pense que L'Académie ne pouvait pas faire autrement que d'y souscrire...!!!!! nécessité fait loi........
Commentaire n°7 posté par Fugu.... le 24/10/2009 à 18h13
En fait non... ou alors c'est par glissement sémantique concédé à l'ignorance... mais je persiste... Mon petit Robert dit bien que j'ai effectivement raison!
Réponse de Marc Lefrançois le 25/10/2009 à 00h21

Ayant moi-même écrit un article du même genre sur mon blog, et ayant essuyé un véritable tir de barrage, sous forme de commentaires hautement complaisants, concernant les fautes écrites et parlées de notre pauvre langue, je ne puis qu'être de tout coeur avec toi ! A croire que dès que l'on évoqe ce sujet, on prend le risque de se faire laminer...

Commentaire n°8 posté par Isabelle le 24/10/2009 à 20h57
Merci Isabelle... Oui, j'avais déjà constaté cela pour quelque chose de ce genre...
Réponse de Marc Lefrançois le 25/10/2009 à 08h31
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés