Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /Août /2010 00:08

J’aime lire la correspondance des grands écrivains, on y apprend tellement de choses importantes, comme dans celle de Mérimée :

« Je ne sais si ça été la fatigue, les insomnies, ou une bourse de mille deux cents francs en or qui ballottait dans ma poche à la hauteur de ce que vous savez bien, mais je suis arrivé ici avec un testicule gros comme le poing et douloureux. Cavalisque ! comme on dit ici. Je me suis traité avec force bains, melons d’eau, raisons, etc. et grande sagesse. Depuis deux jours j’en suis réduit aux proportions ordinaires. Vous me ferez plaisir de me dire d’où cela provenait. Ma conscience était pure. Le gonflement n’appartenait pas au testicule proprement dit. Il semblait qu’un autre testicule m’était crû. Je crois sauf votre meilleur avis, que c’était un gonflement des vaisseaux spermatiques, produit par la concussion de soixante napoléons ? Quid dicis ? »

 

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