Jeudi 19 août 2010 4 19 /08 /Août /2010 00:24

Après avoir terminé Eugénie Grandet (ah, quelle formidable, terrible et belle figure d’avare que ce papa Grandet !), me voilà à nouveau plongé dans Les illusions perdues. Le plaisir que j’en ai est bien décrit par Félicien Marceau dans sa préface du livre de Françoise Pitt-Rivers, Balzac et l’art : « Il y a du bonheur à lire Balzac ; il y a du bonheur, et un bonheur à peu près égal, à le relire, à se ré-aventurer dans La comédie humaine, à s’y replonger. Chaque re-lecture apporte sa récompense ; tantôt c’est un passage dont, au premier abord, la vigueur ne nous avait pas frappés ; tantôt, ce sont quelques mots perdus au milieu d’autres et qui, brusquement jettent une autre lumière sur tel personnage ou tel épisode. Il y a des abîmes dans La comédie humaine : on peut ne pas les voir immédiatement. Balzac passe pour le plus clair, le plus évident des romanciers : plus encore que la princesse de Cardigan, il a ses secrets. »

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