J’ai regardé hier soir Thalassa. Le début du moins, puisqu’après un ami m’a appelé et qu’on est resté 3 heures au téléphone (il doit s’ennuyer un peu puisque sa femme japonaise est retourné au Japon pour un mois). J’ai quand même eu le temps de voir ce reportage affligeant sur la chasse à la baleine à nouveau autorisée en Islande. Et apparemment 76% des islandais sont d’accord avec cette pathétique décision… J’avais décidé de partir en vacances là-bas pour découvrir le pays, mais je commence à me dire que je vais peut-être le boycotter. Certes, cela va leur faire une belle jambe, mais c’est surtout par éthique personnelle… Le problème, c’est que si j’arrive à me passer assez facilement de l’Islande, je vais avoir plus de mal à me priver du Japon…
Je hais la chasse, les meurtres d'animaux. Je pourrais bien être végétarienne (je l'étais presque avant de rencontrer mon compagnon). Si au moins il faisaient ça avec, comment dire, respect de l'animal, non, la bête souffre le martyr, sait qu'elle va mourir et qu'elle ne peut rien faire là contre. Ils coupent la bête alors qu'elle est encore en vie et consciente !
par contre si tu as envie de visiter l'Islande je crois qu'il faut faire abstraction de certaines visions que tu as de ces gens. sinon il y a longtemps qu'on irait plus nulle part : l'Allemagne, l'Italie et l'Espagne ont eu des chefs nazi et fasciste et nos pas ne nous ont pas éloigné de ces pays.
et le Japon est-il un pays aussi idyllique ?
vois-tu rien n'est totalement parfait et il faut composer avec les évènements et nos envies !
pour en revenir au premier sujet, dans ma famille et mes amis ou relations j'ai de nombreux chasseurs et, bien que ce soit une chose que je hais, j'aime ces gens.
absurde
Sur ma passion pour les baleines.
La péninsule de Basse-Californie, au Mexique : un désert entre deux mers. Ici, l'océan Pacifique pénètre le désert de Baja California comme s'il désirait le féconder. D'un côté, l'océan Pacifique ; de l'autre, le golfe de Californie. Cactus, crotales et pumas par-ci ; lions de mer, fous et sternes par-là. Chaque année début mars le spectacle recommence: les baleines grises sont de retour pour souffler, s'aimer et mettre bas. C'est le sanctuaire de la baleine grise, inscrit dans la Liste de Patrimoine Mondial de l'Unesco, depuis 1993. Elles ont passé l'été en mer de Bering et dans l'océan Glacial Arctique, et en mars elles revienent en migration. Elles ont nagé plus de 6 000 kilomètres, le long des côtes de l'Alaska, du Canada et des Etats-Unis. Il leur a fallu deux mois pour accomplir le trajet. Les voici où depuis des millénares, elles on choisi de se reproduire au Méxique. Les baleines grises - dites "de Californie" - on été massacrées pas les baleiniers durant la seconde moitié du XIX siècle. Pour elles, l'irruption du capitain Scammon qui le découvrit en 1852, fut une catastrophe. Un poète chilien a écrit que "la mer revêtit un mateau de pourpre flottante". En quelques décennies, l'espèce fut amenée au bord l'extintion. Elle survécut par miracle. C'est seulement après la Seconde Guerre mondiale que le Méxique, les Etats-Unis et le Canada prirent des mesures de protection et que la baleine grise put soufler en paix. Tout va mieux. Mais...c'est aussi le problème. Une industrie touristique est née, basée sur l'observation des géantes. Les passionnées accourent, le "whalewaching" (en français, pourquoi pas "baleinorama" ?) génère pas mal de problèmes. Paradoxe: les hommes qui viennet contempler ce qu'ils aiment éxigent des équipaments, des routes, des ports, des hôtels, des magasins, en un mot ce que nous nommons "civilization". Le sanctuaire des baleines grises connaît de difficultés imprévues. Il faut le réglementer l'accès, éditer le code de bonne conducte. Empêcher les bateaux de s'approcher trop près des animaux, surtout des femelles en couches ou allaitantes. Un groupe multidisciplinaire de l'Université National du Mexique travaille sur un nouveau projet de protection de la baleine grise, visant limiter l'avalanche du tourisme conventionnel. J'y me suis engagée.