Après le réalisme et l’impressionnisme au XIX° siècle, la Belle Epoque est marquée par l’apparition de nombreux nouveaux courants picturaux : Fauvisme, Cubisme, Futurisme, Dadaïsme, Surréalisme, Expressionisme…
Révolutionnaires, ils vont profondément influencer les autres arts et laisser une empreinte durable et profonde dans l’histoire de la peinture moderne.
Il y a pourtant un courant dont on parle moins : l’Excessivisme.
Au salon des indépendants de 1910, Dorgelès et quelques uns de ses amis s’exclament d’admiration devant l’œuvre Joachim-Raphaël Boronali intitulée « Et le soleil s'endormit sur l'Adriatique ».
Et aussitôt les critiques d’art de s’intéresser au tableau.
Le Matin, Comoedia, La Lanterne… toute la presse en parle, admirant le fauve du ciel, louant la délicatesse du trait ou le flou des formes, s’extasiant sur le symbolisme des couleurs... Les experts dissertent doctement sur l’œuvre, sa finalité, sur les vertus de l’abstraction…
On imagine leur embarras lorsque Roland Dorgelès dévoila la supercherie.
Le peintre n’était autre que l’âne Lolo du père Frédé, patron du Lapin Agile. Devant huissier de justice, Dorgelès et deux de ses amis avaient disposé une toile vierge sur un tabouret, lequel était placé sous l’arrière-train de l’animal, qui s’amusa beaucoup à remuer sa queue à laquelle était attaché un pinceau trempé dans de la peinture…
Parfois, l'artiste peut partager cela avec le critique: d'être un âne!







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