S’il y a une émission que je ne pouvais pas louper, c’était celle qu’Arte a consacré dimanche soir au… Manuscrit de Voynich.

Bon, c’est vrai que le titre de mon article à quelque peu gâché le suspens. Toujours est-il que je suis fasciné par l’histoire de ce manuscrit. Un des grands mystères de la bibliophilie. La première fois que j’en ai entendu parler, c’est en lisant, il y a bien longtemps, Les livres maudits de Jacques Bergier. Je devais être au lycée et venais très certainement de dévorer Le Matin des magiciens, livre particulièrement envoûtant lorsqu’on est un adolescent épris de mystère et d’occultisme.
Par la suite, je suis devenu moi-même bibliophile, collectionnant quelques belles et rares éditions, au fil de mes coups de cœur et de mes rentrées d’argent. Parallèlement à ces livres rares, je me suis procuré quelques ouvrages consacrés à la bibliophilie, aux manuscrits et aux enluminures…
J’ai ainsi pu faire la connaissance de quelques livres particulièrement intéressants, comme le Codex Gigas, un manuscrit médiéval écrit au XIII° siècle, plus connu sous le nom de « Bible du Diable », et doté de deux caractéristiques uniques : celle d’avoir une remarquable enluminure représentant le diable et celle d’être le grand livre du monde.
En fait, je pensais en faire le sujet principal de mon prochain roman. Mais si j’en parle, c’est que j’ai changé d’avis depuis. Pas par une palinodie toute proustienne, mais tout simplement
parce qu’au fil de mes recherches je me suis aperçu que le thriller avait déjà été écrit ! En fait, je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite car cette saga consacrée au Codex Gigas
n’est parue pour l’instant qu’en allemand…
"L'héritier de la Bible du diable", de Richard Dübell
Enfin, comme on l’aura deviné, je prévois d’écrire une série de romans se déroulant dans le monde de la bibliophilie, et à ce titre le Manuscrit de Voynich m’intéresse particulièrement.
Ce manuscrit est apparu en 1666 (ce qui va faire lever plus d’un sourcil prompt à déceler un peu partout les signes diaboliques), rédigé dans une langue inconnue et illustré de dessins énigmatiques. Il porte le nom du libraire qui s’en porta acquéreur en 1912 et occupe depuis tous les spécialistes en décryptage.
Pour certains, il s’agirait d’une supercherie qui aurait pu être l’œuvre de John Dee (un personnage incroyable) et Edward Kelley, désireux de soutirer de l’argent au fantasque empereur Rodolphe II, qui a fini par acheter l’ouvrage pour 600 ducats. Pour d’autres, il dissimulerait la recette de l’élixir de longue vie, la pierre philosophale de tout alchimiste qui se respecte, de terribles secrets, une connaissance interdite, un grimoire de magiciens, un recueil de cultes mystérieux…
Pour moi, c’est tout simplement un merveilleux sujet de roman !
En attendant, on pourra toujours lire avec plaisir et profit ce très beau livre de Pierre Barthélémy : Le code Voynich…
(790 euros sur le site de la Fnac, 400 sur Amazon et 26,13 sur Decitre… même son prix est un mystère !)
Et pour ceux qui ont raté le documentaire d’Arte, on peut toujours se rattraper sur… TF1 !








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