Littérature

Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 00:09

S’il y a une émission que je ne pouvais pas louper, c’était celle qu’Arte a consacré dimanche soir au… Manuscrit de Voynich.

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Bon, c’est vrai que le titre de mon article à quelque peu gâché le suspens. Toujours est-il que je suis fasciné par l’histoire de ce manuscrit. Un des grands mystères de la bibliophilie. La première fois que j’en ai entendu parler, c’est en lisant, il y a bien longtemps, Les livres maudits de Jacques Bergier. Je devais être au lycée et venais très certainement de dévorer Le Matin des magiciens, livre particulièrement envoûtant lorsqu’on est un adolescent épris de mystère et d’occultisme.

Par la suite, je suis devenu moi-même bibliophile, collectionnant quelques belles et rares éditions, au fil de mes coups de cœur et de mes rentrées d’argent. Parallèlement à ces livres rares, je me suis procuré quelques ouvrages consacrés à la bibliophilie, aux manuscrits et aux enluminures…

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J’ai ainsi pu faire la connaissance de quelques livres particulièrement intéressants, comme le Codex Gigas, un manuscrit médiéval écrit au XIII° siècle, plus connu sous le nom de « Bible du Diable », et doté de deux caractéristiques uniques : celle d’avoir une remarquable enluminure représentant le diable et celle d’être le grand livre du monde.

codex2.jpg En fait, je pensais en faire le sujet principal de mon prochain roman. Mais si j’en parle, c’est que j’ai changé d’avis depuis. Pas par une palinodie toute proustienne, mais tout simplement parce qu’au fil de mes recherches je me suis aperçu que le thriller avait déjà été écrit ! En fait, je ne m’en suis pas rendu compte tout de suite car cette saga consacrée au Codex Gigas n’est parue pour l’instant qu’en allemand…

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"L'héritier de la Bible du diable", de Richard Dübell

Enfin, comme on l’aura deviné, je prévois d’écrire une série de romans se déroulant dans le monde de la bibliophilie, et à ce titre le Manuscrit de Voynich m’intéresse particulièrement.

Ce manuscrit est apparu en 1666 (ce qui va faire lever plus d’un sourcil prompt à déceler un peu partout les signes diaboliques), rédigé dans une langue inconnue et illustré de dessins énigmatiques. Il porte le nom du libraire qui s’en porta acquéreur en 1912 et occupe depuis tous les spécialistes en décryptage.

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Pour certains, il s’agirait d’une supercherie qui aurait pu être l’œuvre de John Dee (un personnage incroyable) et Edward Kelley, désireux de soutirer de l’argent au fantasque empereur Rodolphe II, qui a fini par acheter l’ouvrage pour 600 ducats. Pour d’autres, il dissimulerait la recette de l’élixir de longue vie, la pierre philosophale de tout alchimiste qui se respecte, de terribles secrets, une connaissance interdite, un grimoire de magiciens, un recueil de cultes mystérieux…

Pour moi, c’est tout simplement un merveilleux sujet de roman !

Code-Voynich.jpg En attendant, on pourra toujours lire avec plaisir et profit ce très beau livre de Pierre Barthélémy : Le code Voynich… (790 euros sur le site de la Fnac, 400 sur Amazon et 26,13 sur Decitre… même son prix est un mystère !)

Et pour ceux qui ont raté le documentaire d’Arte, on peut toujours se rattraper sur… TF1 !


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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 00:05

Curieux personnage que ce Cravan. Une sorte de Cocteau anglais, habitué aux scandales de toutes sortes. Un personnage flamboyant, digne héritier de son oncle Oscar Wilde. C’est à ma connaissance le seul écrivain capable de tenir six rounds contre un champion du monde de boxe.

Poète et boxeur, c’est plutôt rare comme formule.

Surtout qu’il met les deux activités sur le même plan, la boxe étant pour lui un moyen d’atteindre à la beauté comme la peinture ou l’écriture. Et évidemment, quand c’est un colosse de 2 mètres et de 125 kilos, on a plutôt tendance à le croire.

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J’imagine le choc que cela devait être que de le voir en compagnie des artistes de la Belle Epoque. Pas étonnant qu’il n’ait vu en Gide qu’une « petite nature qui pèle aux mains blanches de fainéant », lui qui aimait répéter que lorsqu’on « a la chance d’être une brute, il faut savoir le rester ».

Ce que j’ai pu lire sur lui m’a fortement donné envie d’en savoir plus sur l’existence très particulière de ce personnage. Je vais sans doute me procurer une biographie. En attendant, il y a un site très intéressant où l’on peut en apprendre un peu plus sur cet excentrique, ainsi que sur d’autres personnalités sortant de l’ordinaire :

http://www.excentriques.com/

« Si j’écris, c’est pour faire enrager mes confrères ; pour faire parler de moi et tenter de me faire un nom. Avec un nom, on réussit avec les femmes et dans les affaires. »

Arthur Cravan

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Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 00:29

Pour vendre un livre, toutes les astuces sont bonnes. On connaissait le célèbre bandeau rouge sur lequel était inscrit en grosses lettres le prix littéraire obtenu, pseudo label de qualité à l’usage du lecteur pressé.

Maintenant, il y a le blurb !

(Ne pas confondre avec le Blob)

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Pourtant, s’il ne s’agit pas d’une invasion extra-terrestre, c’en n'est pas moins une invention outre-Atlantique qui risque de déferler dans nos librairies. Il s’agit d’une phrase élogieuse, signée d’un écrivain célèbre, figurant sur la couverture ou le bandeau du livre d’un confrère moins connu afin de le mettre en avant.

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« Mangez des frites ! Semble nous dire Anna Gavalda.

Par exemple, je viens de lire « Héritage » d’Anna Shevchenko. Le livre ne m’a pas laissé une grande impression, il était pourtant en coup de cœur de ma librairie et portait sur sa couverture cette recommandation d’Owen Matthews : « Un premier roman impressionnant ».

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En fait, je n’accorde aucune importance à  ce genre de chose.

Les auteurs touchent une petite commission pour leur « parrainage », lorsqu’il ne s’agit pas tout bonnement de copinage ou d’un renvoi d’ascenseur entre auteurs ou maisons d’édition. C’est un peu comme ce célèbre écrivain américain (dont le nom m’échappe justement) qui recommande chaudement le premier livre d’une jeune écrivaine très prometteuse… qui n’est autre que sa femme !


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Mercredi 12 octobre 2011 3 12 /10 /Oct /2011 08:55

Je me souviens avec une certaine émotion amusée d’un camarade de chambrée lors de mon service militaire. Il avait la particularité d’avoir toujours auprès de lui un sac rempli de quelques affaires indispensables, sac contenant aussi bien une ration de combat qu’une couverture de survie ou un couteau Suisse. Son explication étant que « ça pouvait péter à tout moment et qu’il devait toujours être prêt ».

Cette étincelle de folie avait quelque chose d’une âme un peu artiste.

D’une certaine façon, il y a dans tout créateur un nomade prêt à partir. Que ce soit pour s’enfuir, voyager, explorer le vaste monde…

Cela me fait penser à ce grand écrivain qu’était Joseph Roth. Bien que gagnant beaucoup d’argent, il vivait à l’hôtel, en nomade, n’ayant ni maison ni famille. Son seul bien : une petite valise, quelques crayons bien taillés et une cinquantaine de feuilles de papier…

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Evidemment, cela ne s’applique pas à tous.

Je pense bien sûr à mon cher Marcel Proust qui voyagea quand même de Paris à Versailles, mais dû vite retourner à Paris, malade à cause du dénivelé et du changement brutal d’altitude, Versailles culminant presque à 180 mètres au dessus du niveau de la mer !

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Dimanche 7 août 2011 7 07 /08 /Août /2011 14:08

Belle citation tirée d'une petit livre de Robert Louis stevenson, une de mes lectures de l'été:

"Durant toute mon enfance et mon adolescence, je fus connu et montré du doigt comme un modèle de paresse; pourtant je poursuivais sans relâche ma propre fin, à savoir apprendre à écrire. J'avais toujours deux livres en poche, un pour lire, l'autre pour écrire. Quand je marchais, mon esprit était constamment occupé à chercher les mots justes correspondant à ce que je voyais; quand je m'asseyais au bord de la route, c'était soit pour lire, soit un cahier de quatre sous et un crayon à la main, pour noter les traits saillants d'une scène ou pour conserver la tracede quelques strophes boiteuses. Je vivais ainsi en compagnie des mots."

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