Le blog de Marc Lefrançois
Petite déception, pas de Ferrero rocher, mais l'essentiel était là, ma rencontre avec le grand écrivain Homero Aridjis. J'en ai évidemment profité pour faire dédicacer Le temps des
Anges, un très beau recueil de poésie. Je crois cependant que ceux qui ne connaissent pas cet auteur devraient commencer par son roman La Zone du silence. En tout cas,
l'homme est très intéressant et très sympathique. Je lui trouve une certaine ressemblance avec Steiner. Peut-être est-ce à cause de ce petit air bonhomme et toujours réjoui.
C'est amusant comme les personnalités vraiment brillantes et importantes peuvent avoir un air simple
et modeste. Pourtant, ce petit homme sympathique est un grand écrivain, invité d'honneur au prochain Salon du livre de Paris. C'est aussi l'ancien président du Pen Club International, le
fondateur du mouvement écologiste du groupe des Cent et l'actuel Ambassadeur du Mexique à l'Unesco. Malgré toutes ses responsabilités, il avait plutôt l'air d'un enfant jouant avec sa paire de
lunettes, qu'il manqua d'ailleurs de casser, et sans sa femme qui vint à sa rescousse pour déplier les branches récalcitrantes, la lecture de ses poèmes se serait sans doute arrêtée
là...
Son Excellence l'Ambasseur et moi
(je lui ai quand même demandé l'autorisation pour mettre cette photo dans mon blog)
J'ai rencontré Homero Aridjis, écrivain et poète mexicain le 5 février 2009 à Angers, lors d'une séance de lecture organisée par l'association « Le chant des mots ».
Le petit homme réjoui
Petit nez pointu retroussé sur les côtés,
Œil vif et pétillant rebelle aux verres épais,
La tête qui opine pour maints acquiescements,
Le petit homme sourit sans grand ménagement.
Humble et simple à la fois, il nous dit gentiment,
Ce petit homme réjoui, devant nous, cordialement,
Qui pour nous venu du Mexique,
A traversé l'Atlantique,
Qu'il va nous parler des baleines amies
Qu'il s'attache à sauver de cette vilenie
Des hommes acharnés à nous contaminer
Par tant de procédés destinés à polluer ;
Et que de bien beaux papillons
Eux aussi maintenant menacés,
Par son épouse, ici saluée,
Seront également défendus,
Avant que d'être exterminés,
Chassés de l'horizon,
Et méchamment exclus!
Qu'on ne s'y trompe pas,
Cet homme est un poète,
Qui a trouvé sa quête.
Au-delà des écrits,
Le voilà qui agit,
Avance pas à pas,
Au sein de l'UNESCO
Œuvre pour son pays,
Combat pour la planète,
Et ça aussi, c'est beau !
Il aime le désert,
La zone du silence,
Le lieu où l'on se perd,
Où il n'est plus d'enfance,
Où l'imagination,
N'a plus de barrière,
Où la fascination,
Y devient la première.
Et pour un soir ici,
Comme un ami d'hier,
Sans nulle barrière,
Le petit homme réjoui,
Nous a tendu la main,
Nous a dit « à demain »!
décidement ce blog m enchante un peu plus chaque jour
domage quand meme cette obsession de l auteur principal pour le chocolat ( et les nouilles!) lol
Doc
On peut être grand, tout en semblant petit.
ou,
On peut être grand sans être obscur (ou inccessible).
Pourquoi ne pas écrire un poème ou un conte intitulé : "Le petit homme réjoui" ?