Le blog de Marc Lefrançois
Fort heureusement, écrire ne rime pas toujours avec souffrir :
« Si je souffrais en écrivant, je chercherais autre chose, je ferais du jardinage ou je ferais, je ne sais pas, de la pêche en mer ou le jeu de boules ou de la belote. Je trouverais quelque chose qui me plaise, qui m’amuse. Souffrir toute sa vie pour écrire ? Ah, non ! »
Jean Giono
Ven 9 oct 2009
7 commentaires
"Écrire, c'est aussi ne pas parler. C'est se taire. C'est hurler sans bruit." (Marguerite Duras)
Distance - le 09/10/2009 à 15h22
J'ai aussi l'impression que c'est "crier sans écho"...
Marc Lefrançois
On peut souffrir en écrivant et éprouver tout à la fois une grande joie à exprimer ce qui nous habite et la joie est d'autant plus grande que la difficulté a été grande..Parfois cela peut
être ainsi...Et parfois cela coule de source, cela nous est donné, il suffit d'écrire ce qui vient, on est seulement un lieu de passage et on s'émerveille du cadeau qui nous est donné
gazou - le 09/10/2009 à 17h58
Oui, c'est juste...
Marc Lefrançois
Ca me fait beaucoup sourire cette vision de l'écrivain qui souffre en écrivant. C'est tout de même une figure que nous avons imprégnées de manière très forte mais qui n'est que très récente, à
l'échelle de l'histoire, puisqu'elle ne prend réellement corps qu'a partir de l'époque romantique. Autant dire que c'est hier
Axl - le 09/10/2009 à 20h15
Sans écho?
Oui, après réflexion je le vois bien ainsi également...
Oui, après réflexion je le vois bien ainsi également...
Distance - le 09/10/2009 à 20h41
Même lorsque je me sens mal et que j'écris
Même lorsque je cherche quoi écrire et que rien ne vient
Même lorsque mon écriture rime avec déchirure
Des êtres
Et du temps
J'exulte encore de Joie !
allez savoir pourquoi...
Pascaline - le 09/10/2009 à 23h27
J'écris parce que j'aime ça, mais aussi parce qu'il le faut.
Je n'écris pas toujours en souffrance, mais c'est la souffrance qui m'inspire le plus, qui me rend le plus sincère.
Je n'écris pas toujours en souffrance, mais c'est la souffrance qui m'inspire le plus, qui me rend le plus sincère.
Z - le 22/10/2009 à 09h25
chose se souvient d’un silence, et les faisceaux balayent
le ciel noir, les logos. Que deviennent les pré nus, au
clair des mutantes ? Que peuvent-ils faire, les jours
nouveaux, sans cesse héros de la moindre déraison ?
Peut-on seulement les entrevoir ? Il ne se passe rien
d’autre, sûrement, qu’un mystérieux séjour de la pensée.
Extrait : Hyperespace, Éd. Le Manuscrit, 2005, Frédéric Delalot.