Le blog de Marc Lefrançois
Non, ce n’est pas un de mes aphorismes, mais le titre d’un livre de laure Adler pour qui « Une femme amoureuse en vaut cent. Par sa puissance sexuelle et
son intelligence du cœur, elle peut, en se donnant à celui qu’elle a choisi, le capturer dans les rets de son désir et faire de lui son égal, voire son esclave. Le désir de la femme a toujours
été perçu, et sous toutes les latitudes, plus fort, plus ensorcelant, plus mystérieux que le désir des hommes ».
Je viens de lire ce livre à la bibliothèque municipale, ce samedi après-midi. Ce qui est amusant, c’est que je me suis trompé de livre ! En effet, je pensais emprunter « Les femmes qui lisent sont dangereuses », et pressé comme j’étais d’avoir une bonne place bien tranquille, je n’ai pas trop fait attention au titre…
Mais bonne lecture d’un livre bien fait et agréable à lire. La citation mise en exergue m’a beaucoup amusé. Elle est d’Andy Warhol : « Le travail le plus difficile, après le fait d’être vivant, c’est d’avoir des rapports sexuels ». Et ce qui est drôle, c’est que cette citation est illustrée par une mystérieuse peinture de Lorenzo Lippi que j’ai souvent pu voir et admirer au musée des Beaux-arts d’Angers.
Ce livre est consacré au terrible thème des femmes fatales, illustré par des peintures et des photos célèbres. On peut donc y rencontrer Eve, Bethsabée, Circé, Salomé, Médée, Dalila… Femmes à la beauté tragique, séductrice redoutables et envoûtantes… Tout cela était assez fascinant, mais il y a une chose que je me permettrais d’ajouter. Les femmes qui aiment ne sont pas les seules à être dangereuses. Je dirais que celles qui n’aiment pas non plus. De même que celles qui n’aiment plus. De celles qui veulent aimer. De celles qui haïssent… Bon, pour résumer : toutes les femmes sont dangereuses !
[Lorenzo Lippi; Allégorie de la simulation]
- Lien vers le musée d'Angers et la page concernant cette peinture: link
tu te trompes, toutes les femmes ne sont pas dangereuses ! celles qui aiment de manière raisonnable et raisonnée sont plus pacifiques ! nous ne sommes pas toutes des mantes religieuses !
samedi soir j'ai arrosé mon anniversaire de mariage et il y avait avec nous quelques copines brodeuses (plusieurs avaient brodé les fameux coussinets kamasutra, dont la créatrice des grilles) et elles m'ont reprochée (
bonne semaine.
Femmes dangereuses
Hommes amoureux
Hommes ...peureux !!!
Et toc !!!
:)
C'est bien ce livre que tu devais lire : la preuve, ce beau commentaire ...
@line
J'ai connu la femme fatale, tigresse, vengeresse, diabolique et tentatrice. Elles portaient toutes un masque d'argile pour cacher leur fragilité qu'un seul coup malencontreux ou artificieux craquelait soudainement.
On peut se jouer de certaines personnes un certain temps, mais on ne peut pas s'amuser de tous sans ménagement.
Cela dit : venir ici-bas pour une visite de courtoisie ne rend service à personne alors tant qu'à y être, pourquoi pas ne pas monter le pur-sang.
Ari
Merci. Cela m'a donné envie de lire ce livre. Je faisais une recherche sur la puissance sexuelle au féminin et je suis arrivé ici où je m'arrête un instant. C'est vrai que culturellement le désir féminin a toujours été redouté par l'homme. Le mythe de la femme fatale, la coutume de l'excision et surtout des siècles de domination sociale masculine disent assez fort que l'homme n'accepte la jouissance des femmes que lorsqu'il la contrôle. Et gare aux pires d'entre elles, les simulatrices.
Mais les choses bougent . La contraception a été un grand pas vers une sexualité féminine libérée des contraintes de la procréation. Les femmes d'aujourd'hui savent explorer leurs corps, se donner du plaisir avec des sex toys ( ce n'est pas qu'une récupération commerciale de la sexualité) . Elles sont désormais capables d'exprimer des préférences sexuelles, voire des exigences ou des refus. Si elles ne sont pas satisafaites elles le disent.Elles ne sont pas des femmes objets mais des femme sujets de désir.
l'homme est alors un partenaire sexuel qu'elle choisit et traite en égal.
Cette affirmation de la puissance sexuelle au féminin quand elle s'exprime est un délice dont l'homme que je suis sait profiter