Le blog de Marc Lefrançois

En plus d’une écriture magnifique, Vladimir Nabokov et moi partagions (car l’un de nous deux est mort, hélas) un autre point commun : une certaine difficulté à s’exprimer en public et le même remède miraculeux permettant de vaincre ce stress de mauvais aloi. En effet, Bernard Pivot raconte que l’auteur de Lolita n’avait accepté de participer à Apostrophes qu’à deux conditions : il connaîtrait d’avance toutes les questions (petit malin, va !) et il aurait toujours à sa disposition son petit whisky. Comme on peut le voir sur la vidéo où il a en effet l’air très à l’aise, il y a assez curieusement devant lui une pile de livres, non une montagne, dont on connaît maintenant la raison : ils servaient à masquer le fameux whisky !

 

Jeu 3 déc 2009 4 commentaires
Oh la la ! merci de cette video : j'ai regardé l'émision -que je ne manquais presque jamais) et je n'avais pas vu ces subtilités, et pour cause !
Comme vous dites "petit malin" ce cher Nabokov !
Mon titre préféré de lui, un bijou : "La Vénitienne" -mais sans doute le connaissez-vous- où l'étudiant, qui regarde le tableau de del Piombo, tombe sous le  charme de la vénitienne au point d'entrer dans le tableau et d'y disparaître...extraordinaire métaphore de l'art du trompe-l'oeil que mania si bien l'auteur dans toute son oeuvre - encore neuve à l'époque de ce récit.
Amitiés
Cesca - le 03/12/2009 à 13h32
Non, je ne connaissais pas... mais cela me rappelle un vieux film que j'ai vu il y a quelques années: La rose poupre du Caire...
Marc Lefrançois
ah bon c'est lequel qui est mort !!!

samedi dernier derrière ta pile de livre je n'ai pas vu de verre de whisky, seulement un petit goûter !
Janou - le 03/12/2009 à 16h11
Oui, à Richer ils n'ont pas voulu me servir d'alcool... scandaleux, non? Mais j'ai profité que mon voisin lise sa poésie pour manger tous les gâteaux!
Marc Lefrançois
Oui, à Richer ils n'ont pas voulu me servir d'alcool... scandaleux, non?

je pense que c'était pour préserver leur image et éviter à certains auteurs des débordements, mdr !
Janou - le 03/12/2009 à 23h59
Oui, pour "La rose pourpre du Caire", chef d'oeuvre !, W. Allen a dû s'inspirer de Nabokov, mais à l'envers puisque, si je me souviens bien, c'est le personnage du film qui sort de l'écran pour emmener l'héroïne dans une folle aventure.
Jouissif ; Woody Allenesque, quoi !
Cesca - le 04/12/2009 à 01h48