Le blog de Marc Lefrançois
En plus d’une écriture magnifique, Vladimir Nabokov et moi partagions (car l’un de nous deux est mort, hélas) un autre point commun : une certaine difficulté à s’exprimer en public et le même remède miraculeux permettant de vaincre ce stress de mauvais aloi. En effet, Bernard Pivot raconte que l’auteur de Lolita n’avait accepté de participer à Apostrophes qu’à deux conditions : il connaîtrait d’avance toutes les questions (petit malin, va !) et il aurait toujours à sa disposition son petit whisky. Comme on peut le voir sur la vidéo où il a en effet l’air très à l’aise, il y a assez curieusement devant lui une pile de livres, non une montagne, dont on connaît maintenant la raison : ils servaient à masquer le fameux whisky !
samedi dernier derrière ta pile de livre je n'ai pas vu de verre de whisky, seulement un petit goûter !
je pense que c'était pour préserver leur image et éviter à certains auteurs des débordements, mdr !
Jouissif ; Woody Allenesque, quoi !
Comme vous dites "petit malin" ce cher Nabokov !
Mon titre préféré de lui, un bijou : "La Vénitienne" -mais sans doute le connaissez-vous- où l'étudiant, qui regarde le tableau de del Piombo, tombe sous le charme de la vénitienne au point d'entrer dans le tableau et d'y disparaître...extraordinaire métaphore de l'art du trompe-l'oeil que mania si bien l'auteur dans toute son oeuvre - encore neuve à l'époque de ce récit.
Amitiés